Palme d'Or à Cannes, certainement plus par son propos que par son côté cinématographiquement original/artistique.
Effectivement intéressant, et plutôt drôle : j'ai pour ma part beaucoup ri. Mais d'un rire un peu jaune : car que nous montre-t-on, finalement ? Un collège même pas de banlieue, juste dans un quartier populaire (qui s'avère d'ailleurs être le mien...). Mais des comportements de la part des enfants qui ont dépassé depuis longtemps les limites de la politesse la plus élémentaire - et, surtout, le tout encouragé par l'attitude de certains enseignants.
Je crois d'ailleurs que c'est là également le propos du film : montrer comment, par une attitude qui se voudrait conciliante-compréhensive, amicale presque, on aboutit exactement à l'effet inverse de celui recherché : à force de "discuter" au lieu de faire réellement cours, d'enseigner, de délivrer un savoir, on ne fait qu'enfoncer un peu plus le clou là où ça fait mal.
Je sais bien qu'enseigner à un tel public peut s'avérer parfois une mission quasi-impossible, mais si l'on baisse les bras, qui les relèvera ?
Le film a le mérite de montrer dans quelle ambiance certains profs doivent tenter de faire leur boulot : au moins, quand on leur reprochera d'être payés pour faire grève ou être en vacances, on y réfléchira à deux fois. Même si, heureusement, tous les collèges ou lycées ne sont pas aussi problématiques que celui porté à l'écran.
Il montre également ce que peut donner une politique de suppression de postes de profs : imaginez la même classe avec 30 ou 40 élèves...
Plus les classes auront un effectif restreint, mieux les profs pourront gérer les problèmes éventuels. D'autant que dans nombre de collèges ou lycées, les mesures de "punition" sont extrêmement restreintes : je me rappelle de ma première année, dans un lycée (heureusement pour moi !!!) sans trop de problèmes. Il n'y avait aucun moyen de faire sortir un élève d'une classe, sauf, comme on le voit dans le film, l'amener soi-même au proviseur : pas ou trop peu de surveillants, pas de salle de permanence, bref : en cas d'élément vraiment perturbateur, aucun autre moyen que de le renvoyer purement et simplement. Autrefois, il me semble, on pouvait "coller" l'élève, le mettre en surveillance, amis là, que se passe-t-il ? Plus de moyens financiers, donc très peu de personnel en plus, donc... les profs doivent tout faire. Non seulement enseigner, mais aussi gérer les éléments perturbateurs. Alors, quand on est dans un établissement tranquille, ça va, mais sinon... Comment faire cours ?
La remarque de la mère d'élève était assez pertinente dans le film : à force de s'occuper des cas à problèmes, que fait-on des bons élèves ? Des élèves sérieux, qui aimeraient bien qu'on puisse leur faire cours dans des conditions correctes ?
Et là, deux options : soit les parents ont du fric-des relations-un appart ou une maison dans un bon quartier, et alors ils mettent leurs enfants dans un bon établissement, ou, au pire, font appel au privé, soit... Bon courage.
Est-ce vraiment cela, l'école de la République ?
Tant qu'on ôtera tout moyen financier à l'école et qu'on réduira le nombre de profs faute de moyens, on ne pourra pas changer la tendance.
J'irais même plus loin : à notre époque, lorsqu'on fait un cursus après bac de plusieurs années, a-t-on vraiment envie de se retrouver à enseigner en collège pour un salaire plancher ? (je rappelle que les tous jeunes profs-sans points d'ancienneté se retrouvent en première ligne dans les collèges ou lycées de ZEP - à moins d'avoir fait minimum DEA+thèse ou se retrouver parmi les premiers à l'agrégation...). Là aussi, il faudrait savoir ce que l'on veut.
Qui êtes-vous ?
- Tanies
- Ecrivaine, poète, peintre et dessinatrice, je regroupe mes œuvres sur mon site (Site de Tanie), et parle de mes lectures/films vus/découvertes et expériences diverses sur mon blog...
lundi 29 septembre 2008
mardi 23 septembre 2008
Publication des Ecrits de la Lucarne
A y est ! Les Ecrits sont en vente, ici : http://www.edilivre.com/doc/4540
Bonne lecture !
Bonne lecture !
dimanche 21 septembre 2008
Deux films français sinon rien...
Paris XVI contre province façon Bacri-Jaoui mâtinée de Jamel...
J'aime beaucoup Louis Garrel, et dans ce film de Christophe Honoré, La Belle Personne, un remake contemporain de la Princesse de Clèves, il joue une nouvelle fois très bien. A ses côtés, Grégoire Leprince-Ringuet, comme dans Les Chansons d'amour - sauf que cette fois, ils se retrouvent rivaux face à la "belle personne" incarnée par Léa Seydoux.
Lycée Molière, dans le XVI : quoi de mieux, effectivement, pour retranscrire la société par décrite par Madame de La Fayette...
Le film tient toutes ses promesses, grâce à ses acteurs, tous excellents.
Dans Parlez-moi de la pluie, nous sommes face à une France assez différente : provinciale, un peu bourge du côté de Jaoui, émigrée du côté de Jamel et de sa mère, et... euh... Bacriste du côté de Bacri.
J'adore le tandem Jaoui-Bacri, et je suis plutôt heureuse de ce dernier film, malgré peut-être quelques temps fades vers le milieu du film. Mais, globalement, toujours ces répliques juteuses, et un Jamel qui s'intègre parfaitement dans l'ensemble - dans le trio, c'est d'ailleurs plus Bacri le rigolo que Jamel, dont le rôle est très équilibré - avec tout de même une petite tendance macho.
Bref, pour une fois, deux films français, et deux réussites, chacun dans son domaine.
J'aime beaucoup Louis Garrel, et dans ce film de Christophe Honoré, La Belle Personne, un remake contemporain de la Princesse de Clèves, il joue une nouvelle fois très bien. A ses côtés, Grégoire Leprince-Ringuet, comme dans Les Chansons d'amour - sauf que cette fois, ils se retrouvent rivaux face à la "belle personne" incarnée par Léa Seydoux.
Lycée Molière, dans le XVI : quoi de mieux, effectivement, pour retranscrire la société par décrite par Madame de La Fayette...
Le film tient toutes ses promesses, grâce à ses acteurs, tous excellents.
Dans Parlez-moi de la pluie, nous sommes face à une France assez différente : provinciale, un peu bourge du côté de Jaoui, émigrée du côté de Jamel et de sa mère, et... euh... Bacriste du côté de Bacri.
J'adore le tandem Jaoui-Bacri, et je suis plutôt heureuse de ce dernier film, malgré peut-être quelques temps fades vers le milieu du film. Mais, globalement, toujours ces répliques juteuses, et un Jamel qui s'intègre parfaitement dans l'ensemble - dans le trio, c'est d'ailleurs plus Bacri le rigolo que Jamel, dont le rôle est très équilibré - avec tout de même une petite tendance macho.
Bref, pour une fois, deux films français, et deux réussites, chacun dans son domaine.
mercredi 17 septembre 2008
Le Film du jour : Filth and Wisdom
Le film de Madonna.
Bon, la critique à la TV l'éreintait, je suis donc allée voir... pour voir.
Finalement, pas si mal.
Bon, les acteurs surjouent un peu, et le côté je-commente-tout-avec-ma-ptite-morale est parfois énervant, surtout au début : un peu haché.
Mais il y a aussi de bons moments, et puis, même si c'est mal présenté, tout n'est pas à jeter.
J'aime bien le rockeur un peu déjanté qui commente justement tout le film : et ses petits proverbes ukrainiens finissent par faire franchement rire.
Et puis, même si la distanciation apportée par ces commentaires incessants peut paraître un peu prétentieuse, elle ne se prend pas trop au sérieux, alors finalement, ça passe à peu près.
Et, surtout, ce pour quoi je ne regrette pas du tout d'être allée voir ce film : il y a une excellente bande son. Et Eugène Hutz est le chanteur du vrai groupe (dans la vraie vie, quoi). Or moi, le rock-tsigane mi-russe (euh, pardon : ukrainien) mi-US, j'adore !
Ils se définissent comme du rock-punk-tsigane, ont pour référence entre autres Vladimir Vissovtsky, ont pour défaut de ressembler parfois trop à Mano Negra (moins ma tasse de thé)
mais ont fait des titres géniaux. Ils, c'est Gogol Bordello, ils ont une page myspace, et en voici un petit aperçu :
Bon, la critique à la TV l'éreintait, je suis donc allée voir... pour voir.
Finalement, pas si mal.
Bon, les acteurs surjouent un peu, et le côté je-commente-tout-avec-ma-ptite-morale est parfois énervant, surtout au début : un peu haché.
Mais il y a aussi de bons moments, et puis, même si c'est mal présenté, tout n'est pas à jeter.
J'aime bien le rockeur un peu déjanté qui commente justement tout le film : et ses petits proverbes ukrainiens finissent par faire franchement rire.
Et puis, même si la distanciation apportée par ces commentaires incessants peut paraître un peu prétentieuse, elle ne se prend pas trop au sérieux, alors finalement, ça passe à peu près.
Et, surtout, ce pour quoi je ne regrette pas du tout d'être allée voir ce film : il y a une excellente bande son. Et Eugène Hutz est le chanteur du vrai groupe (dans la vraie vie, quoi). Or moi, le rock-tsigane mi-russe (euh, pardon : ukrainien) mi-US, j'adore !
Ils se définissent comme du rock-punk-tsigane, ont pour référence entre autres Vladimir Vissovtsky, ont pour défaut de ressembler parfois trop à Mano Negra (moins ma tasse de thé)
mais ont fait des titres géniaux. Ils, c'est Gogol Bordello, ils ont une page myspace, et en voici un petit aperçu :
mardi 16 septembre 2008
Le livre du jour : La Course au Mouton Sauvage
De Haruki Murakami.
Je crois que c'est l'auteur que je préfère de loin à tous ses contemporains, toutes nationalités confondues. Bien sûr, je l'ai lu en français - en japonais, cela m'aurait pris bien trop de temps - mais j'ose croire que le style de l'auteur transparaît encore dans la traduction - le traducteur a d'ailleurs reçu un prix pour ce roman particulier.
Toujours avec une composante fantastique, émaillé de réflexions percutantes sur la vie et le sens des choses, et des descriptions particulièrement détonantes.
En voici un exemple :
"Comment dire, c'était une bâtisse terriblement esseulée. Imaginez par exemple un concept. Il y aura bien quelques exceptions pour lui échapper. Or, avec le temps, ces exceptions font tache d'huile, pour finalement former un autre concept. Et d'autres exceptions apparaissent à leur tour - telle était, en un mot, l'impression que donnait cette bâtisse. On pouvait y voir un être antique qui aurait évolué à l'aveuglette, sans rien savoir de sa destination."
Suit une description à la fois poilante et particulièrement efficace de la chose... Que je vous laisse découvrir lorsque vous lirez le livre !
Décidément, j'apprécie énormément cet auteur, qui mêle aussi brillamment fantastique et réflexions sur la vie, et se sert précisément du fantastique pour mettre en lumière certains aspects de notre quotidien, ou, plus précisément, leur apporter un éclairage nouveau et toujours très stimulant intellectuellement...
(NB : Bizarre, à chaque fois que je me mets à adorer un auteur Japonais - il y a peu, Shûsaku Endô, dans un tout autre genre, et à présent, Haruki Murakami - quoique cela ne soit pas une découverte, j'ai déjà lu un certain nombre de ses romans, même si celui-ci est, je pense, celui que j'ai préféré -, je m'aperçois qu'ils citent Dostoïevski... sic.)
Je crois que c'est l'auteur que je préfère de loin à tous ses contemporains, toutes nationalités confondues. Bien sûr, je l'ai lu en français - en japonais, cela m'aurait pris bien trop de temps - mais j'ose croire que le style de l'auteur transparaît encore dans la traduction - le traducteur a d'ailleurs reçu un prix pour ce roman particulier.
Toujours avec une composante fantastique, émaillé de réflexions percutantes sur la vie et le sens des choses, et des descriptions particulièrement détonantes.
En voici un exemple :
"Comment dire, c'était une bâtisse terriblement esseulée. Imaginez par exemple un concept. Il y aura bien quelques exceptions pour lui échapper. Or, avec le temps, ces exceptions font tache d'huile, pour finalement former un autre concept. Et d'autres exceptions apparaissent à leur tour - telle était, en un mot, l'impression que donnait cette bâtisse. On pouvait y voir un être antique qui aurait évolué à l'aveuglette, sans rien savoir de sa destination."
Suit une description à la fois poilante et particulièrement efficace de la chose... Que je vous laisse découvrir lorsque vous lirez le livre !
Décidément, j'apprécie énormément cet auteur, qui mêle aussi brillamment fantastique et réflexions sur la vie, et se sert précisément du fantastique pour mettre en lumière certains aspects de notre quotidien, ou, plus précisément, leur apporter un éclairage nouveau et toujours très stimulant intellectuellement...
(NB : Bizarre, à chaque fois que je me mets à adorer un auteur Japonais - il y a peu, Shûsaku Endô, dans un tout autre genre, et à présent, Haruki Murakami - quoique cela ne soit pas une découverte, j'ai déjà lu un certain nombre de ses romans, même si celui-ci est, je pense, celui que j'ai préféré -, je m'aperçois qu'ils citent Dostoïevski... sic.)
samedi 13 septembre 2008
Film du jour ou Zik du jour ?
Hum, le film Christophe Colomb, l'énigme, par Manoel de Oliveira, m'a laissée... comment dire... un peu endormie. Etait-ce le film ou simplement la fatigue ? J'ai trouvé tout cela, finalement, pas très intéressant, et plutôt... chiant.
Alors, pour remettre de la bonne humeur sur cette rentrée, pourquoi pas un peu de zik ?
Voici deux titres, l'un qui me trotte dans la tête depuis que je l'ai écouté sur Canal Plus - ça ressemble énormément à The Cure, dommage que les paroles soient plutôt insignifiantes, et l'autre qui a bercé mes vacances...
Bonne écoute !
Découvrez undefined!
Alors, pour remettre de la bonne humeur sur cette rentrée, pourquoi pas un peu de zik ?
Voici deux titres, l'un qui me trotte dans la tête depuis que je l'ai écouté sur Canal Plus - ça ressemble énormément à The Cure, dommage que les paroles soient plutôt insignifiantes, et l'autre qui a bercé mes vacances...
Bonne écoute !
Découvrez undefined!
jeudi 11 septembre 2008
Rumba
De Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy.
Dom et Fiona, même nom que dans la "vraie vie", clowns parfois tristes, parfois gais, souvent muets, pour un film complètement à part... On retrouve un peu le style, toutefois, d'Iceberg, simplement, pour moi du moins, ça passe nettement mieux : plus drôle, mieux construit.
Situations burlesques aux confins de l'absurde, sur fond de rumba pour des chorégraphies à deux étonnantes...
A voir, assurément.
Dom et Fiona, même nom que dans la "vraie vie", clowns parfois tristes, parfois gais, souvent muets, pour un film complètement à part... On retrouve un peu le style, toutefois, d'Iceberg, simplement, pour moi du moins, ça passe nettement mieux : plus drôle, mieux construit.
Situations burlesques aux confins de l'absurde, sur fond de rumba pour des chorégraphies à deux étonnantes...
A voir, assurément.
mercredi 10 septembre 2008
Les cendres du temps, version redux
De Won Kar-Wai, version définitive du film de 1994.
Bon, pour ceux qui s'attendraient à un bête film de sabre chinois, c'est raté.
En fait, je comprends que ce film n'ait pas fait beaucoup recette, car franchement, moi, pendant les deux tiers du film, j'ai bien eu du mal à comprendre. Ensuite, on arrive tout de même à recoller - quoique imparfaitement, pour ma part - les morceaux. Bref, du W. Kar-Wai dans toute sa splendeur : des flash-euh, comment dire ? des post-flashs ? Bref, des flash-backs dans le futur, et une intrigue assez confuse - jusqu'à ce que cela s'éclaire sur la fin.
Le tout pas très palpitant, si ce n'est le traitement de l'image : fausses couleurs, scènes de combat qui finissent par ressembler à du Zao Wou-Ki... Intéressant, mais bon...
Au final, un bilan mitigé : je ne peux pas dire que je me suis ennuyée (puisque mes méninges ont pas mal travaillé pour essayer de donner du sens à tout cela !), la fin a d'ailleurs plutôt retourné favorablement mon opinion, mais mieux vaut y aller prévenu, et, sans doute, voir une deuxième fois le film pour achever le tout !
Bon, pour ceux qui s'attendraient à un bête film de sabre chinois, c'est raté.
En fait, je comprends que ce film n'ait pas fait beaucoup recette, car franchement, moi, pendant les deux tiers du film, j'ai bien eu du mal à comprendre. Ensuite, on arrive tout de même à recoller - quoique imparfaitement, pour ma part - les morceaux. Bref, du W. Kar-Wai dans toute sa splendeur : des flash-euh, comment dire ? des post-flashs ? Bref, des flash-backs dans le futur, et une intrigue assez confuse - jusqu'à ce que cela s'éclaire sur la fin.
Le tout pas très palpitant, si ce n'est le traitement de l'image : fausses couleurs, scènes de combat qui finissent par ressembler à du Zao Wou-Ki... Intéressant, mais bon...
Au final, un bilan mitigé : je ne peux pas dire que je me suis ennuyée (puisque mes méninges ont pas mal travaillé pour essayer de donner du sens à tout cela !), la fin a d'ailleurs plutôt retourné favorablement mon opinion, mais mieux vaut y aller prévenu, et, sans doute, voir une deuxième fois le film pour achever le tout !
dimanche 7 septembre 2008
Babylon Babies
De Maurice G. Dantec.
Après le film Babylon A.D., j'ai eu envie de découvrir l'original. Jamais lu de Dantec auparavant.
Le style est particulier, je n'aime pas terriblement, mais certaines choses sont assez percutantes : beaucoup d'adjectifs et de phrases à rallonge, parfois un peu trop de détails techniques que l'on finit par lire en diagonale, mais un monde -comme dans le film - finalement plutôt crédible, si ce n'est le côté schizo-paranormal du tout.
Exemples de phrases qui m'ont marquée :
"Devant lui, par la fenêtre, la lune montait, de plus en plus rousse. Les nuées noires la déchiquetaient comme une septicémie galopante, puis finirent par l'absorber."
"septicémie galopante", c'est plutôt bien vu, non ?
Plus scato : "Le docteur ne put s'empêcher d'émettre un rire sonore et gluant comme un pet."
Moi, ce genre d'images, j'aime bien.
A part ça, j'ai été étonnée par la distance impressionnante entre les deux scénarios - du livre et du film. D'ordinaire, on s'y retrouve à peu près, mais là, c'est vraiment complètement différent.
Seuls les univers sont proches - et Toorop contemplant une aurore boréale aux côtés... d'Aurora, est finalement assez proche du Toorop du livre. En revanche, Marie Zorn est tout autre chose qu'Aurora : le côté schizophrène - pourtant thème majeur du livre, a totalement été occulté dans le film, ce que je trouve regrettable - même si, encore une fois, j'ai plutôt apprécié ce film - surtout avant d'avoir lu le livre. En fait, il s'agit d'histoires vraiment différentes : pour les besoins de l'action, dans le film, toute la difficulté consiste à aller au Canada - alors que dans le livre, ça se passe comme pour une lettre à la Poste (enfin, quand ils ne font pas grève), et c'est après, une fois arrivé, que tout se gâte. Plus tous les détails qui n'ont pu être implémentés dans le film pour ne pas submerger le spectateur.
Ensuite, pour le livre comme pour le film, la fin est... bon, un peu trop mystique pour moi : l'avènement du surhomme, Nietszche...
Mais l'ensemble est très intéressant et plutôt très bien documenté, avec en prime cette idée que les schizophrènes seraient des êtres dotés de pouvoirs spéciaux qu'il suffirait de savoir canaliser et exploiter...
Après le film Babylon A.D., j'ai eu envie de découvrir l'original. Jamais lu de Dantec auparavant.
Le style est particulier, je n'aime pas terriblement, mais certaines choses sont assez percutantes : beaucoup d'adjectifs et de phrases à rallonge, parfois un peu trop de détails techniques que l'on finit par lire en diagonale, mais un monde -comme dans le film - finalement plutôt crédible, si ce n'est le côté schizo-paranormal du tout.
Exemples de phrases qui m'ont marquée :
"Devant lui, par la fenêtre, la lune montait, de plus en plus rousse. Les nuées noires la déchiquetaient comme une septicémie galopante, puis finirent par l'absorber."
"septicémie galopante", c'est plutôt bien vu, non ?
Plus scato : "Le docteur ne put s'empêcher d'émettre un rire sonore et gluant comme un pet."
Moi, ce genre d'images, j'aime bien.
A part ça, j'ai été étonnée par la distance impressionnante entre les deux scénarios - du livre et du film. D'ordinaire, on s'y retrouve à peu près, mais là, c'est vraiment complètement différent.
Seuls les univers sont proches - et Toorop contemplant une aurore boréale aux côtés... d'Aurora, est finalement assez proche du Toorop du livre. En revanche, Marie Zorn est tout autre chose qu'Aurora : le côté schizophrène - pourtant thème majeur du livre, a totalement été occulté dans le film, ce que je trouve regrettable - même si, encore une fois, j'ai plutôt apprécié ce film - surtout avant d'avoir lu le livre. En fait, il s'agit d'histoires vraiment différentes : pour les besoins de l'action, dans le film, toute la difficulté consiste à aller au Canada - alors que dans le livre, ça se passe comme pour une lettre à la Poste (enfin, quand ils ne font pas grève), et c'est après, une fois arrivé, que tout se gâte. Plus tous les détails qui n'ont pu être implémentés dans le film pour ne pas submerger le spectateur.
Ensuite, pour le livre comme pour le film, la fin est... bon, un peu trop mystique pour moi : l'avènement du surhomme, Nietszche...
Mais l'ensemble est très intéressant et plutôt très bien documenté, avec en prime cette idée que les schizophrènes seraient des êtres dotés de pouvoirs spéciaux qu'il suffirait de savoir canaliser et exploiter...
Pour se détendre...
Après une journée de boulot, vous allez voir Manipulation, de Marcel Langenegger, avec Ewan Mc Gregor (alias Obiwan Kenobi) et Hugh Jackman (Le Prestige...) : sans grande surprise, mais plutôt agréable, moral, avec de bons acteurs, bref... Parfait pour se détendre !
jeudi 4 septembre 2008
Deux films français sinon rien...
Tout d'abord, Inju, film français de Barbet Schroeder se déroulant au Japon, avec Benoît Magimel - ce n'est pas un de mes acteurs préférés, et là, je trouve qu'il surjoue un peu. L'action est plutôt classique - roman et vie réelle se mêlent... et bon, en gros, on devine les ficelles assez vite, ce qui est toujours pour moi source de déception : j'aime bien être surprise...
Bref, pas un film terrible, même si au moins, j'ai pu un peu bosser ma compréhension orale (hum, boostée aux sous-titres !) en japonais, ce qui est toujours ça.
Ensuite, Comme les autres, re-film français, de Vincent Garenq, qui lui se déroule à Paris, et même, plus précisément, dans mon quartier : marrant de voir Lambert Wilson et Pascal Elbé se balader à deux pas de chez moi.
Et là, j'ai adoré : franchement, dans le genre, on ne fait guère mieux. Les acteurs sont parfaits dans leur rôle, on rit souvent, mais on est aussi parfois au bord des larmes, le tout est sensible et très bien écrit, moi je dis, bravo.
Bref, pas un film terrible, même si au moins, j'ai pu un peu bosser ma compréhension orale (hum, boostée aux sous-titres !) en japonais, ce qui est toujours ça.
Ensuite, Comme les autres, re-film français, de Vincent Garenq, qui lui se déroule à Paris, et même, plus précisément, dans mon quartier : marrant de voir Lambert Wilson et Pascal Elbé se balader à deux pas de chez moi.
Et là, j'ai adoré : franchement, dans le genre, on ne fait guère mieux. Les acteurs sont parfaits dans leur rôle, on rit souvent, mais on est aussi parfois au bord des larmes, le tout est sensible et très bien écrit, moi je dis, bravo.
lundi 1 septembre 2008
Une semaine, ça passe vite...
Avec les bidouillages sur mon site (nouveau coin des apprentis webmasters), et la rentrée en ligne de mire, je n'ai pas vu passer la semaine.
Au menu, trois films :
1 - Le silence de Lorna, des frères Dardenne. Un bon film, mais auquel il manque certainement quelque chose pour vraiment toucher - raison pour laquelle, sans doute, il n'a pas eu la Palme à Cannes. Si l'actrice Arta Dobroshi est parfaite dans son rôle, j'aime personnellement moins le jeu de Jérémie Rénier, et, globalement, je n'aime pas tant que cela ce type de film. Un peu trop réaliste, peut-être ?
2 - Bangkok dangerous, de Oxide et Danny Pang, avec Nicolas Cage... Noooon. Siiiiii.....
Bon, ça c'est mon petit côté obscur : je sais très bien que N. Cage ne joue que dans des navets ces derniers temps, mais bon... J'aime bien N. Cage. Et puis, en général, les films sont formatés autour de sa belle (?) gueule, là, on voit Môssieur les cheveux longs et l'air détaché de tout... jusqu'à ce que, évidemment, il rencontre l'amour et un Petit Scarabée à former... Rien de très original ni surprenant, mais j'ai beaucoup aimé l'actrice jouant la Thailandaise dont tombe amoureux notre tueur-à-gages-qui-se-dit-finalement-que-justicier-aurait été-un-meilleur-choix-mais-c'est-trop-tard.
Bref, pour se détendre, un pas si mauvais navet.
3 - Be Happy, de Mike Leigh : un bon film, l'actrice est épatante, c'est un peu de la bonne humeur combattante, mais il faut dire aussi qu'elle est bien entourée, les séquences avec le moniteur d'auto-école ou la prof de flamenco sont particulièrement savoureuses, et on en ressort plutôt avec la banane, même si, personnellement, j'ai trouvé le tout un peu long - et les gloussements des actrices finalement un peu prises de tête sur la fin.
Ça doit être mon côté stroumph grognon.
Au menu, trois films :
1 - Le silence de Lorna, des frères Dardenne. Un bon film, mais auquel il manque certainement quelque chose pour vraiment toucher - raison pour laquelle, sans doute, il n'a pas eu la Palme à Cannes. Si l'actrice Arta Dobroshi est parfaite dans son rôle, j'aime personnellement moins le jeu de Jérémie Rénier, et, globalement, je n'aime pas tant que cela ce type de film. Un peu trop réaliste, peut-être ?
2 - Bangkok dangerous, de Oxide et Danny Pang, avec Nicolas Cage... Noooon. Siiiiii.....
Bon, ça c'est mon petit côté obscur : je sais très bien que N. Cage ne joue que dans des navets ces derniers temps, mais bon... J'aime bien N. Cage. Et puis, en général, les films sont formatés autour de sa belle (?) gueule, là, on voit Môssieur les cheveux longs et l'air détaché de tout... jusqu'à ce que, évidemment, il rencontre l'amour et un Petit Scarabée à former... Rien de très original ni surprenant, mais j'ai beaucoup aimé l'actrice jouant la Thailandaise dont tombe amoureux notre tueur-à-gages-qui-se-dit-finalement-que-justicier-aurait été-un-meilleur-choix-mais-c'est-trop-tard.
Bref, pour se détendre, un pas si mauvais navet.
3 - Be Happy, de Mike Leigh : un bon film, l'actrice est épatante, c'est un peu de la bonne humeur combattante, mais il faut dire aussi qu'elle est bien entourée, les séquences avec le moniteur d'auto-école ou la prof de flamenco sont particulièrement savoureuses, et on en ressort plutôt avec la banane, même si, personnellement, j'ai trouvé le tout un peu long - et les gloussements des actrices finalement un peu prises de tête sur la fin.
Ça doit être mon côté stroumph grognon.
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Chawata et Human Sushi
Le CD "Portuguese shower" de Chawatta est vendu sur plusieurs sites, dont cdmail.
Pour quelques critiques dithyrambiques, vous pouvez également aller voir sur
progressia.
Un extrait de chez eux :
Le groupe Chawata n'existant plus, deux de ses anciens membres (saxo et bassiste) ont fondé avec un troisième luron, pote des premières heures et batteur chevronné, le nouveau groupe HUMAN SUSHI.
Pour écouter (morceaux courts sinon ça ne passe pas sur Deezer), cliquer ici.
(vous y trouverez toutes mes sélections musicales également)
Chawata propose une formule unique de "brutal jazz", qui emprunte beaucoup à Zappa et un peu à Magma. Cette démarche intéressante qui fusionne plusieurs genres (de Fishbone à Naked City), rappelle un peu celles des Canadiens de Miriodor, de We Insist ou même de Gong. Sur "Blob" (inspiré par le film de série Z ?), vous retrouverez tout ce panel stylistique, avec la "patte" Chawata : une technique et une fluidité à toute épreuve, qui fait passer ce mélange de riffs metal et funk mixé à une section de cuivre à la Soft Machine comme une lettre à la poste.
Le groupe Chawata n'existant plus, deux de ses anciens membres (saxo et bassiste) ont fondé avec un troisième luron, pote des premières heures et batteur chevronné, le nouveau groupe HUMAN SUSHI.
Pour écouter (morceaux courts sinon ça ne passe pas sur Deezer), cliquer ici.
(vous y trouverez toutes mes sélections musicales également)
Des sites pour le Japon :
Un super forum : http://www.lejapon.org/forum/
Le site pour la phrase et le Kanji du jour (et bien d"autres choses) :
rikai
Japonica d'une gaijin :
http://mon-japon.over-blog.com
Plein d'articles, avec traductions en japonais pour ceux que ça intéresse :
http://web-japan.org/nipponia
Sur l'histoire du Japon : (avec un forum avec plein d'infos diverses) :
http://www.histojapon.com
Plein d'infos, là aussi :
http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon
http://japonline.free.fr

Vous pouvez également faire un tour sur le Site de Tanie, section "spécial Japon" (à droite).
Le site pour la phrase et le Kanji du jour (et bien d"autres choses) :
rikai
Japonica d'une gaijin :
http://mon-japon.over-blog.com
Plein d'articles, avec traductions en japonais pour ceux que ça intéresse :
http://web-japan.org/nipponia
Sur l'histoire du Japon : (avec un forum avec plein d'infos diverses) :
http://www.histojapon.com
Plein d'infos, là aussi :
http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon
http://japonline.free.fr

Vous pouvez également faire un tour sur le Site de Tanie, section "spécial Japon" (à droite).


