De James C. Strouse.
Très beau film, avec John Cusack que décidément j'adore, sur la perte et la façon d'annoncer à ses enfants la mort de leur mère, décédée en Irak. Le père est du type américain pro-Bush, assez autoritaire avec ses deux filles, et pensant qu'il faut aller faire la guerre en Irak pour préserver son pays... Il voulait d'ailleurs s'engager, mais a été recalé à cause de ses yeux - et c'est sa femme, rencontrée dans un camp d'entraînement, qui est partie.
Tout est parfaitement fait, dans ce film - scène où Cusack assiste à une réunion de... femmes de soldats partis en Irak, scènes avec ses deux filles, et, surtout, ensuite, l'espèce de road movie où Cusack entraîne ses deux filles pour fuir le moment où il leur annoncera la vérité. Pas de larmoiements inutiles, ici, tout est dans la retenue, et la jeune actrice jouant la fille aînée est vraiment excellente, avec son petit air sérieux, presque adulte déjà.
Petites réflexions deci-delà, entre Cusack-pro Bush, donc, et son petit frère, un peu assisté, vivant à trente ans chez sa mère, un peu à l'opposé, mais rien de forcé, les points de vue sont exposés, même si l'on sent bien que le pro-guerre n'a pas vraiment le beau rôle, ici : perdu, cherchant à se raccrocher à ses convictions...
Très belles scènes, aussi, entre le père et ses deux filles - le père autoritaire lâche un peu la bride, accompagnant ses filles, essayant de leur donner un peu de bonheur, comme pour compenser ce qu'il devra leur annoncer, tôt ou tard...
Bref, j'ai beaucoup aimé.
Qui êtes-vous ?
- Tanies
- Ecrivaine, poète, peintre et dessinatrice, je regroupe mes œuvres sur mon site (Site de Tanie), et parle de mes lectures/films vus/découvertes et expériences diverses sur mon blog...
vendredi 30 mai 2008
jeudi 29 mai 2008
Le Film du jour : Sex and the City
Bon, je dois être une des seules à être allée voir ce film sans avoir jamais regardé un épisode de la série...
Film plutôt pour nanas, évidemment, mais ce qui m'a dérangée, c'est la morale derrière tout ça : le film en lui-même est plutôt plaisant, mais à force de voir défiler des gens qui sont pétés de fric on se demande vraiment si on vit dans le même monde... Bon, la réponse est sans doute non...
Mais ce n'est pas ce qui m'a le plus énervée : ce qui m'énerve, c'est cette morale autour de la fidélité : une des filles met six mois à pardonner à son mari de l'avoir trompée, alors que celui-ci le lui a dit tout penaud de lui-même, ce qui serait pour moi plutôt une sacrée marque de confiance... Messieurs, si vous en croyez ce film, surtout, ne dites rien, trompez en silence !!!
Quant à S.J. Parker, elle plante tout juste parce que son futur hésite à descendre de voiture le jour de son mariage - alors qu'ils se connaissent depuis dix ans ???
C'est quoi, ce monde de fous ????
Ici, on préfère apparemment briser tous les ponts à la moindre incartade, j'en conclus que dans ce film, le monde de l'apparence règne non seulement dans les rues, mais aussi dans les cœurs...
Brrr.
Film plutôt pour nanas, évidemment, mais ce qui m'a dérangée, c'est la morale derrière tout ça : le film en lui-même est plutôt plaisant, mais à force de voir défiler des gens qui sont pétés de fric on se demande vraiment si on vit dans le même monde... Bon, la réponse est sans doute non...
Mais ce n'est pas ce qui m'a le plus énervée : ce qui m'énerve, c'est cette morale autour de la fidélité : une des filles met six mois à pardonner à son mari de l'avoir trompée, alors que celui-ci le lui a dit tout penaud de lui-même, ce qui serait pour moi plutôt une sacrée marque de confiance... Messieurs, si vous en croyez ce film, surtout, ne dites rien, trompez en silence !!!
Quant à S.J. Parker, elle plante tout juste parce que son futur hésite à descendre de voiture le jour de son mariage - alors qu'ils se connaissent depuis dix ans ???
C'est quoi, ce monde de fous ????
Ici, on préfère apparemment briser tous les ponts à la moindre incartade, j'en conclus que dans ce film, le monde de l'apparence règne non seulement dans les rues, mais aussi dans les cœurs...
Brrr.
vendredi 23 mai 2008
Le film du Jour : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal
De S. Spielberg.
Quatrième volet des aventures d'Indiana Jones, certains seront déçus, moi pas : je sais à quoi m'attendre, et je suis suffisamment bon public pour m'amuser sans chercher à donner du sens à ce qui n'en a pas... Cette fois, Indiana est aux prises avec les russes, et Kate Blanchett est excellente dans son rôle de "méchante".
Bon, la fin est vraiment très tirée par les cheveux et on sombre presque dans le grand guignol, mais qu'importe : beaucoup de scènes croustillantes, où l'on apprend par exemple ce qu'il faut faire en cas d'explosion atomique imminente... enfin, à condition d'avoir beaucoup de bol et surtout les os en béton..., où l'on vérifie que décidément Indiana n'aime pas les serpents (ah, ce dialogue dans les "sables mouvants" - qui n'en sont d'ailleurs pas..., etc.
Et puis, le fils que notre héros se découvre est lui aussi assez plaisant dans son côté "jeune con qui ne pense qu'à se recoiffer" - même si, d'un autre côté, on retrouve l'ascendance Indiana...
Bref, pour un bon moment de détente, ce film est idéal - à condition de ne pas trop s'attacher à la logique de l'ensemble !
Quatrième volet des aventures d'Indiana Jones, certains seront déçus, moi pas : je sais à quoi m'attendre, et je suis suffisamment bon public pour m'amuser sans chercher à donner du sens à ce qui n'en a pas... Cette fois, Indiana est aux prises avec les russes, et Kate Blanchett est excellente dans son rôle de "méchante".
Bon, la fin est vraiment très tirée par les cheveux et on sombre presque dans le grand guignol, mais qu'importe : beaucoup de scènes croustillantes, où l'on apprend par exemple ce qu'il faut faire en cas d'explosion atomique imminente... enfin, à condition d'avoir beaucoup de bol et surtout les os en béton..., où l'on vérifie que décidément Indiana n'aime pas les serpents (ah, ce dialogue dans les "sables mouvants" - qui n'en sont d'ailleurs pas..., etc.
Et puis, le fils que notre héros se découvre est lui aussi assez plaisant dans son côté "jeune con qui ne pense qu'à se recoiffer" - même si, d'un autre côté, on retrouve l'ascendance Indiana...
Bref, pour un bon moment de détente, ce film est idéal - à condition de ne pas trop s'attacher à la logique de l'ensemble !
jeudi 22 mai 2008
Le Film du jour : Conte de Noël
D'Arnaud Desplechin.
Problèmes de famille - un frère maudit, une mère peu aimante, un père-pépé gentil, un cousin, leurs femmes, réunis pour Noël - mais surtout parce que la mère souffre d'un cancer dont seule une greffe de moelle osseuse pourrait - éventuellement - la guérir.
Au début, on est un peu perdus - et ça perdure d'ailleurs jusqu'à la fin, même si pas mal de choses se mettent en place, comme un puzzle.
Je ne peux pas dire que j'ai adoré - mais globalement, j'ai plutôt aimé, surtout grâce à Mathieu Amalric, qui joue le fils maudit et met un peu de gaieté cynique dans tout ça.
En fait, je crois que je m'attendais à mieux - plus de rythme, et moins de confusion au départ, quoique cela ait, finalement, aussi son charme.
J'ai bien aimé la séquence où différents membres de la famille effectuent des calculs compliqués (allant jusqu'à utiliser des probas continues, arghhh!) pour décider si la greffe de moelle est un bon choix ou non...
Et toutes ces séquences entre Deneuve et Amalric, excellentes !
Un peu moins celles avec la fille (Anne Consigny), toujours au bord des larmes, son fils "fou"... fallait-il autant en rajouter ?
Et puis, je n'aime pas trop les films qui me laissent avec la pelote entre les mains à la fin : trop de secrets et de non-dits, bien sûr, c'est fait exprès, c'est sans doute très bien, et cet avis n'engage que moi, mais voilà : je suis restée un peu sur ma faim !
Problèmes de famille - un frère maudit, une mère peu aimante, un père-pépé gentil, un cousin, leurs femmes, réunis pour Noël - mais surtout parce que la mère souffre d'un cancer dont seule une greffe de moelle osseuse pourrait - éventuellement - la guérir.
Au début, on est un peu perdus - et ça perdure d'ailleurs jusqu'à la fin, même si pas mal de choses se mettent en place, comme un puzzle.
Je ne peux pas dire que j'ai adoré - mais globalement, j'ai plutôt aimé, surtout grâce à Mathieu Amalric, qui joue le fils maudit et met un peu de gaieté cynique dans tout ça.
En fait, je crois que je m'attendais à mieux - plus de rythme, et moins de confusion au départ, quoique cela ait, finalement, aussi son charme.
J'ai bien aimé la séquence où différents membres de la famille effectuent des calculs compliqués (allant jusqu'à utiliser des probas continues, arghhh!) pour décider si la greffe de moelle est un bon choix ou non...
Et toutes ces séquences entre Deneuve et Amalric, excellentes !
Un peu moins celles avec la fille (Anne Consigny), toujours au bord des larmes, son fils "fou"... fallait-il autant en rajouter ?
Et puis, je n'aime pas trop les films qui me laissent avec la pelote entre les mains à la fin : trop de secrets et de non-dits, bien sûr, c'est fait exprès, c'est sans doute très bien, et cet avis n'engage que moi, mais voilà : je suis restée un peu sur ma faim !
samedi 17 mai 2008
Le film du jour : Teeth
Bon, au début, quand on entend parler de ce film, on dit : ouh, là...
Le pitch : une militante pour la virginité jusqu'au mariage se rend compte qu'elle est dotée d'un... vaginia dentada.
Mais bon, les critiques ayant été plutôt bonnes, je me suis dit : pourquoi pas.
Et, effectivement, c'est du second degré plutôt efficace, oh, rien de très intello, mais on rit bien.
Le pitch : une militante pour la virginité jusqu'au mariage se rend compte qu'elle est dotée d'un... vaginia dentada.
Mais bon, les critiques ayant été plutôt bonnes, je me suis dit : pourquoi pas.
Et, effectivement, c'est du second degré plutôt efficace, oh, rien de très intello, mais on rit bien.
jeudi 15 mai 2008
Le film du jour : Loin de Sunset Boulevard
D'Igor Minaïev.
Distribué dans peu de salles, et dans la mienne, cet après-midi, il devait y avoir une bonne moitié de l'assistance qui parlait russe : ça dépayse, en plein milieu du quartier latin...
Sur les compromissions inévitables des cinéastes russes en période Stalinienne - et un peu après.
Plutôt bien fait - même si quelques scènes m'ont parues un peu trop larmoyantes, et si les acteurs ont parfois tendance à surjouer - mais justement, c'est un peu le film dans le film, les scènes se succèdent entre décor et réalité, on joue, on ne joue plus...
Certaines séquences sont superbes esthétiquement - déjà, le tout début, avec le piano !, et le fond a un intérêt certain : comment un cinéaste au début intègre se fait peu à peu manger par le système et finit par produire ce qu'on veut lui faire produire...
Le cinéaste en question est homosexuel, ce qui n'arrange rien, mais se liera toutefois avec une actrice pour le meilleur et pour le pire : à deux, on supporte toujours mieux les choses que seul, quoique...
Une façon de filmer originale, et, au final, un film que j'ai beaucoup apprécié.
Distribué dans peu de salles, et dans la mienne, cet après-midi, il devait y avoir une bonne moitié de l'assistance qui parlait russe : ça dépayse, en plein milieu du quartier latin...
Sur les compromissions inévitables des cinéastes russes en période Stalinienne - et un peu après.
Plutôt bien fait - même si quelques scènes m'ont parues un peu trop larmoyantes, et si les acteurs ont parfois tendance à surjouer - mais justement, c'est un peu le film dans le film, les scènes se succèdent entre décor et réalité, on joue, on ne joue plus...
Certaines séquences sont superbes esthétiquement - déjà, le tout début, avec le piano !, et le fond a un intérêt certain : comment un cinéaste au début intègre se fait peu à peu manger par le système et finit par produire ce qu'on veut lui faire produire...
Le cinéaste en question est homosexuel, ce qui n'arrange rien, mais se liera toutefois avec une actrice pour le meilleur et pour le pire : à deux, on supporte toujours mieux les choses que seul, quoique...
Une façon de filmer originale, et, au final, un film que j'ai beaucoup apprécié.
lundi 12 mai 2008
Le Film du jour : Wonderful Town
D'Atiya Assarat.
Le film se passe à Takua Pa, petite ville non loin de Phuket, quelques temps après le tsunami, alors que tout est en reconstruction. Un jeune contremaître venu superviser la construction d'un hôtel près de la plage s'éprend de la gérante d'un autre hôtel, situé plus dans les terres, et n'accueillant guère que les habitués du coin.
Atmosphère lente et moite comme ces journées en Thaïlande du sud, où rien ou presque ne se passe, mais où les vagues et la mer évoquent désormais une menace latente.
Les habitants semblent un peu ailleurs, un peu fous - pouvant parfois aller jusqu'au meutre pour se débarrasser d'un bonheur gênant, qu'ils ne sont pas encore prêts à accepter.
Je suis allée voir ce film car la catastrophe liée au tsunami m'avait particulièrement touchée : nous étions allés là-bas l'été précédent, en routards, passant par Phuket et Koh Phi Phi.
A Phuket, nous avions logé dans des petits bungalows en bord de plage - pas le grand luxe, une petite affaire familiale, et comme nous étions plutôt hors saison, il n'y avait pas grand monde, et la gérante nous mitonnait ses petits plats le soir. J'ai beaucoup pensé à elle au moment du drame.
A Koh Phi Phi, je me souviens de l'"homme du belvédère", qui tenait une petite buvette au point le plus haut de l'île - ça grimpait dur, nous étions arrivés en sueur et avions tapé la causette avec lui. Il nous avait dit qu'il lui arrivait souvent de dormir sur place.
J'espère qu'il y était, à son belvédère, lorsque la vague est arrivée.
A Koh Phi Phi, tout est tellement proche de l'eau, sinon...
Bref. Pour revenir au film, je ne peux pas dire que j'ai vraiment aimé - un peu trop contemplatif pour moi. Mais le message passe, toutefois, on se laisse imprégner par cette atmosphère d'après catastrophe, et je crois que cela permet de mieux comprendre certaines choses.
Et esthétiquement parlant, c'est très réussi.
Le film se passe à Takua Pa, petite ville non loin de Phuket, quelques temps après le tsunami, alors que tout est en reconstruction. Un jeune contremaître venu superviser la construction d'un hôtel près de la plage s'éprend de la gérante d'un autre hôtel, situé plus dans les terres, et n'accueillant guère que les habitués du coin.
Atmosphère lente et moite comme ces journées en Thaïlande du sud, où rien ou presque ne se passe, mais où les vagues et la mer évoquent désormais une menace latente.
Les habitants semblent un peu ailleurs, un peu fous - pouvant parfois aller jusqu'au meutre pour se débarrasser d'un bonheur gênant, qu'ils ne sont pas encore prêts à accepter.
Je suis allée voir ce film car la catastrophe liée au tsunami m'avait particulièrement touchée : nous étions allés là-bas l'été précédent, en routards, passant par Phuket et Koh Phi Phi.
A Phuket, nous avions logé dans des petits bungalows en bord de plage - pas le grand luxe, une petite affaire familiale, et comme nous étions plutôt hors saison, il n'y avait pas grand monde, et la gérante nous mitonnait ses petits plats le soir. J'ai beaucoup pensé à elle au moment du drame.
A Koh Phi Phi, je me souviens de l'"homme du belvédère", qui tenait une petite buvette au point le plus haut de l'île - ça grimpait dur, nous étions arrivés en sueur et avions tapé la causette avec lui. Il nous avait dit qu'il lui arrivait souvent de dormir sur place.
J'espère qu'il y était, à son belvédère, lorsque la vague est arrivée.
A Koh Phi Phi, tout est tellement proche de l'eau, sinon...
Bref. Pour revenir au film, je ne peux pas dire que j'ai vraiment aimé - un peu trop contemplatif pour moi. Mais le message passe, toutefois, on se laisse imprégner par cette atmosphère d'après catastrophe, et je crois que cela permet de mieux comprendre certaines choses.
Et esthétiquement parlant, c'est très réussi.
vendredi 9 mai 2008
Le Film du jour : Iron Man
De Jon Favreau.
Je ne connaissais pas ce super-héros, mais mon homme oui, et m'a donc tannée pour aller voir ce film - moyennant un super-déjeuner dans un p'tit resto (La Bulle) dont j'ai déjà parlé dans les bons plans, et qui s'avère décidément un bon plan. Bref.
Eh bien, je suis peut-être bon public, mais j'ai vraiment bien aimé !!!
Bon, d'accord, il faut pas trop s'attarder sur les invraisemblances (le mec qui calcule tout super bien et est capable de construire dans une grotte un truc que les plus grands experts estiment impossible à produire... mais qui n'arrive même pas à savoir quelle est la bonne poussée pour le faire décoller...) : elles font partie du jeu, et nous permettent de bien rigoler.
Mais l'ensemble se tient très bien, et j'ai adoré l'acteur principal, Robert Downey Jr.
Très divertissant, j'ai passé un excellent moment !
Je ne connaissais pas ce super-héros, mais mon homme oui, et m'a donc tannée pour aller voir ce film - moyennant un super-déjeuner dans un p'tit resto (La Bulle) dont j'ai déjà parlé dans les bons plans, et qui s'avère décidément un bon plan. Bref.
Eh bien, je suis peut-être bon public, mais j'ai vraiment bien aimé !!!
Bon, d'accord, il faut pas trop s'attarder sur les invraisemblances (le mec qui calcule tout super bien et est capable de construire dans une grotte un truc que les plus grands experts estiment impossible à produire... mais qui n'arrive même pas à savoir quelle est la bonne poussée pour le faire décoller...) : elles font partie du jeu, et nous permettent de bien rigoler.
Mais l'ensemble se tient très bien, et j'ai adoré l'acteur principal, Robert Downey Jr.
Très divertissant, j'ai passé un excellent moment !
jeudi 8 mai 2008
LE FORUM PARTAGES ET DECOUVERTES EST LANCE !
Le principe est simple : les membres partagent leurs coups de cœur artistiques repérés sur le web, dans une ambiance conviviale et riche en découvertes de toutes sortes : poésies, textes, peintures, graphisme, musique...
CE N'EST PAS UN FORUM OU L'ON FAIT SA PROPRE PROMO, MAIS CELLE DES AUTRES !!!
Et quand je dis "promo", c'est vraiment question de "coup de coeur", pas de renvoi d'ascenseur...
Tout le monde peut participer, il suffit de s'inscrire, et ensuite, on essaie de ramener les plus belles choses possible !
Si ça tente quelqu'un, allez voir sur mon site, il y a un lien désormais, ou directement à l'adresse suivante : forum
CE N'EST PAS UN FORUM OU L'ON FAIT SA PROPRE PROMO, MAIS CELLE DES AUTRES !!!
Et quand je dis "promo", c'est vraiment question de "coup de coeur", pas de renvoi d'ascenseur...
Tout le monde peut participer, il suffit de s'inscrire, et ensuite, on essaie de ramener les plus belles choses possible !
Si ça tente quelqu'un, allez voir sur mon site, il y a un lien désormais, ou directement à l'adresse suivante : forum
mercredi 7 mai 2008
le Film du jour : Ciao Stephano
De Gianni Zanasi.
Film très sympathique, un musicos de trente-cinq ans quitte Rome sur un petit coup de blues pour se retrouver englué dans les problèmes familiaux : les retrouvailles ne sont pas faciles faciles, mais tout est traité sous le signe d'une comédie un peu amère, certes, mais comédie tout de même, où l'on sourit sans doute plus qu'on ne rit à gorge déployée.
Moi, en tout cas, j'ai bien aimé, comme tous ces trucs où le héros est un peu paumé, surtout que l'acteur principal, Valerio Mastandrea, est vraiment excellent.
Film très sympathique, un musicos de trente-cinq ans quitte Rome sur un petit coup de blues pour se retrouver englué dans les problèmes familiaux : les retrouvailles ne sont pas faciles faciles, mais tout est traité sous le signe d'une comédie un peu amère, certes, mais comédie tout de même, où l'on sourit sans doute plus qu'on ne rit à gorge déployée.
Moi, en tout cas, j'ai bien aimé, comme tous ces trucs où le héros est un peu paumé, surtout que l'acteur principal, Valerio Mastandrea, est vraiment excellent.
dimanche 4 mai 2008
Ferdydurke, suite...
Extrait 2 :
"Les gens de lettres, qui possèdent un admirable talent pour les histoires les plus lointaines et les plus dépourvues d'intérêt, par exemple le drame de conscience de l'empereur Charles II au sujet du mariage de Brunhilde, répugnent à soulever la question la plus importante, celle de leur transformation en hommes publics, sociaux. Ils aimeraient, de toute évidence, que chacun pense qu'ils sont écrivains par la volonté divine, et non pas humaine, qu'ils sont tombés du ciel sur la terre avec leur talent ; ils seraient gênés de révéler par quelles concessions, par quelle défaite personnelle, ils ont acquis le droit d'écrire sur Brunhilde ou simplement sur la vie des apiculteurs. Non, pas un mot sur leur propre vie, seulement sur celle des apiculteurs. Certes, après une vingtaine de livres sur la vie des apiculteurs, on peut devenir un personnage, mais quel lien, quelle relation y a-t-il entre le roi de l'apiculture et l'homme privé, entre cet homme et l'adolescent, entre l'adolescent et le garçon, entre le garçon et l'enfant que l'on était encore avant-hier, quelle consolation votre blanc-bec tire-t-il de votre roi ? Une vie qui ne tient pas compte de ces relations et ne réalise pas sa propre évolution sans solution de continuité est comme une maison construite à partir du haut et elle doit inéluctablement finir par une division schizophrénique du moi".
Moi, je ne demande qu'une chose après cela : écrire avec un si excellent style !
Mais, vous me direz, pour juger vraiment du style, encore faudrait-il pouvoir le lire en Polonais, et maîtriser suffisamment cette langue pour pouvoir apprécier le style.
Et puis, qu'est-ce que le style ? Le sens des mots, la façon de les agencer ? Ah, ces parties qui refusent toujours et encore de former un tout ! Moi, je félicite en tout cas le traducteur, imaginez un copiste de tableaux devant rendre d'une œuvre en devant utiliser des couleurs ou des pinceaux différents ! (mais le sens, lui, est-il une couleur ou un pinceau...)
"Les gens de lettres, qui possèdent un admirable talent pour les histoires les plus lointaines et les plus dépourvues d'intérêt, par exemple le drame de conscience de l'empereur Charles II au sujet du mariage de Brunhilde, répugnent à soulever la question la plus importante, celle de leur transformation en hommes publics, sociaux. Ils aimeraient, de toute évidence, que chacun pense qu'ils sont écrivains par la volonté divine, et non pas humaine, qu'ils sont tombés du ciel sur la terre avec leur talent ; ils seraient gênés de révéler par quelles concessions, par quelle défaite personnelle, ils ont acquis le droit d'écrire sur Brunhilde ou simplement sur la vie des apiculteurs. Non, pas un mot sur leur propre vie, seulement sur celle des apiculteurs. Certes, après une vingtaine de livres sur la vie des apiculteurs, on peut devenir un personnage, mais quel lien, quelle relation y a-t-il entre le roi de l'apiculture et l'homme privé, entre cet homme et l'adolescent, entre l'adolescent et le garçon, entre le garçon et l'enfant que l'on était encore avant-hier, quelle consolation votre blanc-bec tire-t-il de votre roi ? Une vie qui ne tient pas compte de ces relations et ne réalise pas sa propre évolution sans solution de continuité est comme une maison construite à partir du haut et elle doit inéluctablement finir par une division schizophrénique du moi".
Moi, je ne demande qu'une chose après cela : écrire avec un si excellent style !
Mais, vous me direz, pour juger vraiment du style, encore faudrait-il pouvoir le lire en Polonais, et maîtriser suffisamment cette langue pour pouvoir apprécier le style.
Et puis, qu'est-ce que le style ? Le sens des mots, la façon de les agencer ? Ah, ces parties qui refusent toujours et encore de former un tout ! Moi, je félicite en tout cas le traducteur, imaginez un copiste de tableaux devant rendre d'une œuvre en devant utiliser des couleurs ou des pinceaux différents ! (mais le sens, lui, est-il une couleur ou un pinceau...)
A propos de Ferdydurke
J'ai enfin fini ma relecture : prise par mon nouveau site, je n'avais pas trop avancé ces derniers temps.
Oeuvre peu commune, avec des chapitres entiers que l'on pourrait recopier tels quels sur les relations entre l'écrivain et son public, l'écrivain et les critiques... et d'autres où fourmillent les "cuculs", que je trouve à la saveur inégale, parfois très bien vus, parfois un peu plus ennuyeux.
Mais, globalement, c'est bourré d'humour et de finesse (malgré les enfantillages de façade), et fait beaucoup réfléchir !
Deux remarques très subjectives : comme je vois toujours des ressemblances un peu partout, en musique comme en écriture, en voici deux :
- La première page de Ferdydurke m'a étrangement fait penser à la première page de Journal d'Hirondelle : même situation où le personnage/l'auteur se réveille et se retrouve complètement perdu.
- Vers la fin, au moment où l'on voit les paysans observant la scène derrière les vitres, puis lorsque l'auteur parle du personnage de Sophie : on dirait vraiment une allusion ironique et transgressive à Madame Bovary !!!
Ceci dit, plutôt qu'une critique gauche, je préfère vous livrer ici quelques extraits de Ferdydurke, pour vous donner l'envie de le lire ou de le relire !
Cependant, comme cela risque de me prendre du temps, vous aurez cela morceau par morceau, na.
1er extrait : à propos du rapport écrivain/lecteur
"Dites-moi votre avis : ne pensez-vous pas que le lecteur n'assimile que des parties et de manière partielle ? Il lit une petite partie, un morceau, puis il s'arrête avant d'aborder le suivant, parfois même il commence par le milieu ou par la fin et va à reculons vers le début. Plus d'une fois il parcourra quelques morceaux et abandonnera, non pas que cela ne l'intéresse pas, mais tout simplement une autre chose lui est venue à l'esprit. Et même s'il lisait le tout, pensez-vous qu'il en concevra une vision globale et qu'il comprendra les relations harmonieuses des différentes parties s'il n'en est pas instruit par un spécialiste ? Ainsi un auteur doit peiner pendant des années, il coupe, il arrange, il enlève, il recolle, soufflant et suant, pour qu'un spécialiste dise au lecteur que la construction est bonne ? Mais allons plus loin, entrons dans le domaine de l'expérience personnelle. Est-ce qu'une sonnerie de téléphone ou une mouche ne risquent pas d'arracher quelqu'un à sa lecture au moment précis où toutes les parties constituantes convergent vers l'unité d'une solution dramatique ?[...] Pouah, vilaines mouches, pourquoi vous attaquer à une race qui n'a plus de queues pour se protéger ? Considérons ceci de surcroît : cette œuvre unique et exceptionnelle que vous avez élaborée, ne fait-elle pas partie d'un ensemble de trente mille autres, non moins uniques, qui paraissent chaque année avec régularité ? Détestables parties ! Devons-nous construire un tout pour qu'une parcelle de partie de lecteur absorbe une parcelle de partie de cette œuvre, et encore partiellement ?"
Et une petite citation pour la route : "La normalité n'est qu'une corde de funambule au-dessus des abîmes de l'anormal."
Oeuvre peu commune, avec des chapitres entiers que l'on pourrait recopier tels quels sur les relations entre l'écrivain et son public, l'écrivain et les critiques... et d'autres où fourmillent les "cuculs", que je trouve à la saveur inégale, parfois très bien vus, parfois un peu plus ennuyeux.
Mais, globalement, c'est bourré d'humour et de finesse (malgré les enfantillages de façade), et fait beaucoup réfléchir !
Deux remarques très subjectives : comme je vois toujours des ressemblances un peu partout, en musique comme en écriture, en voici deux :
- La première page de Ferdydurke m'a étrangement fait penser à la première page de Journal d'Hirondelle : même situation où le personnage/l'auteur se réveille et se retrouve complètement perdu.
- Vers la fin, au moment où l'on voit les paysans observant la scène derrière les vitres, puis lorsque l'auteur parle du personnage de Sophie : on dirait vraiment une allusion ironique et transgressive à Madame Bovary !!!
Ceci dit, plutôt qu'une critique gauche, je préfère vous livrer ici quelques extraits de Ferdydurke, pour vous donner l'envie de le lire ou de le relire !
Cependant, comme cela risque de me prendre du temps, vous aurez cela morceau par morceau, na.
1er extrait : à propos du rapport écrivain/lecteur
"Dites-moi votre avis : ne pensez-vous pas que le lecteur n'assimile que des parties et de manière partielle ? Il lit une petite partie, un morceau, puis il s'arrête avant d'aborder le suivant, parfois même il commence par le milieu ou par la fin et va à reculons vers le début. Plus d'une fois il parcourra quelques morceaux et abandonnera, non pas que cela ne l'intéresse pas, mais tout simplement une autre chose lui est venue à l'esprit. Et même s'il lisait le tout, pensez-vous qu'il en concevra une vision globale et qu'il comprendra les relations harmonieuses des différentes parties s'il n'en est pas instruit par un spécialiste ? Ainsi un auteur doit peiner pendant des années, il coupe, il arrange, il enlève, il recolle, soufflant et suant, pour qu'un spécialiste dise au lecteur que la construction est bonne ? Mais allons plus loin, entrons dans le domaine de l'expérience personnelle. Est-ce qu'une sonnerie de téléphone ou une mouche ne risquent pas d'arracher quelqu'un à sa lecture au moment précis où toutes les parties constituantes convergent vers l'unité d'une solution dramatique ?[...] Pouah, vilaines mouches, pourquoi vous attaquer à une race qui n'a plus de queues pour se protéger ? Considérons ceci de surcroît : cette œuvre unique et exceptionnelle que vous avez élaborée, ne fait-elle pas partie d'un ensemble de trente mille autres, non moins uniques, qui paraissent chaque année avec régularité ? Détestables parties ! Devons-nous construire un tout pour qu'une parcelle de partie de lecteur absorbe une parcelle de partie de cette œuvre, et encore partiellement ?"
Et une petite citation pour la route : "La normalité n'est qu'une corde de funambule au-dessus des abîmes de l'anormal."
vendredi 2 mai 2008
L'un contre l'autre (gegenüber)
De Jan Bonny.
Moi, maintenant, dès que je repère un film Allemand, je fonce : en général, je ne suis pas déçue.
Là, pourtant, au début... je m'emm... un peu.
Et puis, finalement, ça se met en place.
Atmosphère un peu malsaine, une femme psychopathe bat son mari mou. Scènes grises, parfois larmoyantes. Mais, peu à peu, on finit par rentrer dans leur histoire, comprendre que tout n'est pas si simple, fruit des ans et des pressions familiales, et de l'amour, aussi...
On en ressort dérangé et pas forcément d'humeur joyeuse, quoique, finalement, après cela, tout paraît si léger...
Moi, maintenant, dès que je repère un film Allemand, je fonce : en général, je ne suis pas déçue.
Là, pourtant, au début... je m'emm... un peu.
Et puis, finalement, ça se met en place.
Atmosphère un peu malsaine, une femme psychopathe bat son mari mou. Scènes grises, parfois larmoyantes. Mais, peu à peu, on finit par rentrer dans leur histoire, comprendre que tout n'est pas si simple, fruit des ans et des pressions familiales, et de l'amour, aussi...
On en ressort dérangé et pas forcément d'humeur joyeuse, quoique, finalement, après cela, tout paraît si léger...
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septembre
(13)
Chawata et Human Sushi
Le CD "Portuguese shower" de Chawatta est vendu sur plusieurs sites, dont cdmail.
Pour quelques critiques dithyrambiques, vous pouvez également aller voir sur
progressia.
Un extrait de chez eux :
Le groupe Chawata n'existant plus, deux de ses anciens membres (saxo et bassiste) ont fondé avec un troisième luron, pote des premières heures et batteur chevronné, le nouveau groupe HUMAN SUSHI.
Pour écouter (morceaux courts sinon ça ne passe pas sur Deezer), cliquer ici.
(vous y trouverez toutes mes sélections musicales également)
Chawata propose une formule unique de "brutal jazz", qui emprunte beaucoup à Zappa et un peu à Magma. Cette démarche intéressante qui fusionne plusieurs genres (de Fishbone à Naked City), rappelle un peu celles des Canadiens de Miriodor, de We Insist ou même de Gong. Sur "Blob" (inspiré par le film de série Z ?), vous retrouverez tout ce panel stylistique, avec la "patte" Chawata : une technique et une fluidité à toute épreuve, qui fait passer ce mélange de riffs metal et funk mixé à une section de cuivre à la Soft Machine comme une lettre à la poste.
Le groupe Chawata n'existant plus, deux de ses anciens membres (saxo et bassiste) ont fondé avec un troisième luron, pote des premières heures et batteur chevronné, le nouveau groupe HUMAN SUSHI.
Pour écouter (morceaux courts sinon ça ne passe pas sur Deezer), cliquer ici.
(vous y trouverez toutes mes sélections musicales également)
Des sites pour le Japon :
Un super forum : http://www.lejapon.org/forum/
Le site pour la phrase et le Kanji du jour (et bien d"autres choses) :
rikai
Japonica d'une gaijin :
http://mon-japon.over-blog.com
Plein d'articles, avec traductions en japonais pour ceux que ça intéresse :
http://web-japan.org/nipponia
Sur l'histoire du Japon : (avec un forum avec plein d'infos diverses) :
http://www.histojapon.com
Plein d'infos, là aussi :
http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon
http://japonline.free.fr

Vous pouvez également faire un tour sur le Site de Tanie, section "spécial Japon" (à droite).
Le site pour la phrase et le Kanji du jour (et bien d"autres choses) :
rikai
Japonica d'une gaijin :
http://mon-japon.over-blog.com
Plein d'articles, avec traductions en japonais pour ceux que ça intéresse :
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Sur l'histoire du Japon : (avec un forum avec plein d'infos diverses) :
http://www.histojapon.com
Plein d'infos, là aussi :
http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon
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