Qui êtes-vous ?
- Tanies
- Ecrivaine, poète, peintre et dessinatrice, je regroupe mes œuvres sur mon site (Site de Tanie), et parle de mes lectures/films vus/découvertes et expériences diverses sur mon blog...
lundi 31 mars 2008
Aphorismes alexandrins d'une journée bête
Le principal bras droit de l’homme est son bras gauche
Qu’est le ciel, pour la taupe en quête d’absolu
Le bonheur est dans l’œuf, le reste est accessoire
dimanche 30 mars 2008
Météo du jour : pluie sur Paris...
La Dame Grise s’enveloppe de ses voiles,
Retournant majestueusement dans les limbes
Humides qu’elle n’aurait jamais dû quitter,
Triste fantôme glissant sur le paysage
D’une ville muette à force de pleurer
Retournant majestueusement dans les limbes
Humides qu’elle n’aurait jamais dû quitter,
Triste fantôme glissant sur le paysage
D’une ville muette à force de pleurer
A propos de l'inspiration...
Ah, l'inspiration...
Il y en a qui disent que ça n'existe pas, qu'il n'y a que le boulot qui compte...
Eh bien moi, hier, c'est comme si on avait enfin ouvert à nouveau les vannes de la source, après quelques semaines de... rien.
Hier matin, les mots coulaient, les phrases s'énonçaient, toutes seules, au point que je ne parvenais plus à lâcher le petit carnet que je prends toujours soin d'emporter avec moi, dans mon sac, au cas où.
Évidemment, ceci n'exclut pas le travail, car il peut y avoir inspiration géniale et inspiration débile, alors après, il faut trier, arranger, relire...
Pour ceux que ça intéresse, ça a donné Remise au travail.
C'est peut-être bizarre, on aime ou on n'aime pas, moi j'ai essayé de l'arranger au maximum, parce qu'au début, c'était en vrac total, mais je peux dire que la plupart des phrases me sont quasiment arrivées telles quelles.
Enfin, ce qui a vraiment été génial, c'est que le soir même, j'ai trouvé le BON STYLE pour mon prochain roman. Là aussi, cela faisait un bon mois que je ne redécollais pas, j'avais écrit 27 pages en deux semaines, mais pas une de plus n'avait voulu pointer son nez depuis, et quand je me relisais, je n'étais pas satisfaite. Je trouvais le tout trop niais, trop gauche, pas au point.
Je ne dis pas que mes précédents essais m'ont vraiment satisfaite, bien au contraire, mais simplement je cherche à progresser - et en tout cas, certainement, à ne pas régresser.
Alors, la journée d'hier, franchement, si elle pouvait se reproduire plus souvent...
Et pour vous, ça se passe comment, l'inspiration ?
Il y en a qui disent que ça n'existe pas, qu'il n'y a que le boulot qui compte...
Eh bien moi, hier, c'est comme si on avait enfin ouvert à nouveau les vannes de la source, après quelques semaines de... rien.
Hier matin, les mots coulaient, les phrases s'énonçaient, toutes seules, au point que je ne parvenais plus à lâcher le petit carnet que je prends toujours soin d'emporter avec moi, dans mon sac, au cas où.
Évidemment, ceci n'exclut pas le travail, car il peut y avoir inspiration géniale et inspiration débile, alors après, il faut trier, arranger, relire...
Pour ceux que ça intéresse, ça a donné Remise au travail.
C'est peut-être bizarre, on aime ou on n'aime pas, moi j'ai essayé de l'arranger au maximum, parce qu'au début, c'était en vrac total, mais je peux dire que la plupart des phrases me sont quasiment arrivées telles quelles.
Enfin, ce qui a vraiment été génial, c'est que le soir même, j'ai trouvé le BON STYLE pour mon prochain roman. Là aussi, cela faisait un bon mois que je ne redécollais pas, j'avais écrit 27 pages en deux semaines, mais pas une de plus n'avait voulu pointer son nez depuis, et quand je me relisais, je n'étais pas satisfaite. Je trouvais le tout trop niais, trop gauche, pas au point.
Je ne dis pas que mes précédents essais m'ont vraiment satisfaite, bien au contraire, mais simplement je cherche à progresser - et en tout cas, certainement, à ne pas régresser.
Alors, la journée d'hier, franchement, si elle pouvait se reproduire plus souvent...
Et pour vous, ça se passe comment, l'inspiration ?
samedi 29 mars 2008
Pour les distraits de France et de Navarre...
ATTENTION, CHANGEMENT D'HEURE CE SOIR !!!
Pour trouver dans quel sens tourner vos aiguilles, dites-vous simplement que vous allez dormir une heure de moins.
ARRRRRGH.
Pour trouver dans quel sens tourner vos aiguilles, dites-vous simplement que vous allez dormir une heure de moins.
ARRRRRGH.
Autisme
Suite à l'un de mes messages mentionnant l'autisme, on m'a signalé le blog suivant, qui regroupe un certain nombre de références, témoignages et réflexions sur le sujet, et que j'ai trouvé très instructif.
A propos de la naissance du sens
De Boris Cyrulnik.
Sur une "éthologie humaine", c'est à dire, si j'ai bien compris, "une étude des mœurs, des caractères et des comportements d'un organisme" (ici, donc, l'être humain),"dans son milieu habituel", qui s'efforcerait au maximum de ne pas "animaliser l'homme", ni "humaniser l'animal".
Vaste entreprise, soumise de surcroît aux attaques des "Toutakis" et des "Toutinés".
Cela commence par des réflexions sur les animaux et les petits d'homme (le rôle des yeux dans les "messages", le fait que regarder droit dans les yeux constitue une agression pour un animal ; le fait qu'un bébé dort profondément quand il naît, les contresens que l'on peut faire concernant telle ou telle attitude...) ; puis on en vient à la "naissance du sens"proprement dite, lorsque le petit d'homme apprend à pointer de son index une chose en regardant sa mère, au lieu de simplement chercher à la saisir ; aux objets d'attachement et au rôle de la parole ; puis, dans une dernière partie, un sujet "tabou", l'inceste, et une tentative d'en comprendre, sinon les causes, du moins le contexte (le fait que pour que l'inceste ait lieu, il faut qu'il y ait un "défaut d'attachement")
On y parle aussi bien du rôle du "doudou" que des "enfants-placards", du rôle de l'odeur dans le processus d'attachement, ou des singes qui utilisent le langage des sourds : beaucoup de sujets traversés par ce livre pourtant peu épais, et le tout est à la fois instructif et source de réflexion.
Sur une "éthologie humaine", c'est à dire, si j'ai bien compris, "une étude des mœurs, des caractères et des comportements d'un organisme" (ici, donc, l'être humain),"dans son milieu habituel", qui s'efforcerait au maximum de ne pas "animaliser l'homme", ni "humaniser l'animal".
Vaste entreprise, soumise de surcroît aux attaques des "Toutakis" et des "Toutinés".
Cela commence par des réflexions sur les animaux et les petits d'homme (le rôle des yeux dans les "messages", le fait que regarder droit dans les yeux constitue une agression pour un animal ; le fait qu'un bébé dort profondément quand il naît, les contresens que l'on peut faire concernant telle ou telle attitude...) ; puis on en vient à la "naissance du sens"proprement dite, lorsque le petit d'homme apprend à pointer de son index une chose en regardant sa mère, au lieu de simplement chercher à la saisir ; aux objets d'attachement et au rôle de la parole ; puis, dans une dernière partie, un sujet "tabou", l'inceste, et une tentative d'en comprendre, sinon les causes, du moins le contexte (le fait que pour que l'inceste ait lieu, il faut qu'il y ait un "défaut d'attachement")
On y parle aussi bien du rôle du "doudou" que des "enfants-placards", du rôle de l'odeur dans le processus d'attachement, ou des singes qui utilisent le langage des sourds : beaucoup de sujets traversés par ce livre pourtant peu épais, et le tout est à la fois instructif et source de réflexion.
vendredi 28 mars 2008
Web vs parachutisme
Oui, je sais, quel rapport, hein ?
Eh bien, voici l'expérience d'une néophyte en la matière.
Commençons par le parachutisme.
Au début, quand on saute, on ne voit rien. Quand je dis rien, c'est rien. Avant le saut, bien sûr, on voit le sol, l'avion, etc. Mais au cours du saut... La seule chose dont me je souviens, c'est du vent.
Il faut dire que c'était un saut en ouverture automatique, alors évidemment, ça va vite, et on se retrouve presque immédiatement "en sécurité", sous une voile.
Mais même après, au cours des premiers sauts en ouverture "manuelle", on ne se rend pas compte de grand chose : du sol ou des nuages, de l'altimètre, de la position stable à conserver, ou des mouvements à effectuer (un parachutiste en devenir est comme un enfant qui apprend à nager : d'abord, il doit se sentir stable, puis il doit apprendre à tourner, à avancer, à reculer... Et cela n'a rien d'évident. En fait, la seule position "naturelle" serait la position en "volant de badminton", les fesses en premier. Pour se retrouver sur le ventre, il faut cambrer - facile, pour une fille - mais aussi être symétrique, or, souvent, une jambe ou un bras se retrouve un peu plus en avant que l'autre, et alors, aussitôt, on tourne... D'autre part, pour avancer, il faut rétracter les bras - ce qui est tout à fait logique en termes de portance, mais carrément inhabituel pour un petit d'homme entraîné à avancer les bras pour saisir ce qu'il convoite : là, pas de bol, dès qu'on avance les bras, on recule aussi sec ! Heureusement, le réflexe d'allonger les jambes est, lui, compatible avec la physique : il fait effectivement avancer)...
Je me rappelle que c'est bien plus tard, alors que je me préparais pour le brevet de vol relatif, que j'ai commencé à m'intéresser à ce qu'il se passait autour de moi : d'autres chuteurs, des voiles, plus bas au loin, l'avion... Et ce n'est que lorsque j'ai fait des "grandes formations" que j'ai eu la sensation de l'univers qui m'entourait - tout, la grappe humaine à rejoindre, là, devant moi, l'avion qui poursuit sa route, le soleil, les nuages, le sol...
Eh bien, pour moi, le web, c'est un peu pareil.
Oh, certainement bien moins impressionnant et sensationnel, mais reflétant de la même manière la façon qu'à l'homme de s'approprier un élément.
Et c'est à peine si à présent, je commence à percevoir une parcelle de l'univers dans lequel je me suis plongée.
Eh bien, voici l'expérience d'une néophyte en la matière.
Commençons par le parachutisme.
Au début, quand on saute, on ne voit rien. Quand je dis rien, c'est rien. Avant le saut, bien sûr, on voit le sol, l'avion, etc. Mais au cours du saut... La seule chose dont me je souviens, c'est du vent.
Il faut dire que c'était un saut en ouverture automatique, alors évidemment, ça va vite, et on se retrouve presque immédiatement "en sécurité", sous une voile.
Mais même après, au cours des premiers sauts en ouverture "manuelle", on ne se rend pas compte de grand chose : du sol ou des nuages, de l'altimètre, de la position stable à conserver, ou des mouvements à effectuer (un parachutiste en devenir est comme un enfant qui apprend à nager : d'abord, il doit se sentir stable, puis il doit apprendre à tourner, à avancer, à reculer... Et cela n'a rien d'évident. En fait, la seule position "naturelle" serait la position en "volant de badminton", les fesses en premier. Pour se retrouver sur le ventre, il faut cambrer - facile, pour une fille - mais aussi être symétrique, or, souvent, une jambe ou un bras se retrouve un peu plus en avant que l'autre, et alors, aussitôt, on tourne... D'autre part, pour avancer, il faut rétracter les bras - ce qui est tout à fait logique en termes de portance, mais carrément inhabituel pour un petit d'homme entraîné à avancer les bras pour saisir ce qu'il convoite : là, pas de bol, dès qu'on avance les bras, on recule aussi sec ! Heureusement, le réflexe d'allonger les jambes est, lui, compatible avec la physique : il fait effectivement avancer)...
Je me rappelle que c'est bien plus tard, alors que je me préparais pour le brevet de vol relatif, que j'ai commencé à m'intéresser à ce qu'il se passait autour de moi : d'autres chuteurs, des voiles, plus bas au loin, l'avion... Et ce n'est que lorsque j'ai fait des "grandes formations" que j'ai eu la sensation de l'univers qui m'entourait - tout, la grappe humaine à rejoindre, là, devant moi, l'avion qui poursuit sa route, le soleil, les nuages, le sol...
Eh bien, pour moi, le web, c'est un peu pareil.
Oh, certainement bien moins impressionnant et sensationnel, mais reflétant de la même manière la façon qu'à l'homme de s'approprier un élément.
Et c'est à peine si à présent, je commence à percevoir une parcelle de l'univers dans lequel je me suis plongée.
jeudi 27 mars 2008
Energie
Un message que je fais suivre...
1 Minute de réflexion sur le prix de l’énergie
Pour toutes les Vaches à lait de France mais aussi de toute l'Europe, un peu d'histoire
Enoncé : En l'an de grâce 2000 après JC (quand même) nous avions 1 Dollar à 1.2 Euros et 1 baril de Pétrole à 60 Dollars, soit le baril à 72 Euros et on payait 1.00 Euro / litre
De nos Jours en 2008 après JC (toujours encore), nous avons 1 Dollar à 0.65 centimes d'Euro et 1 baril de pétrole qui a explosé à près de 100 Dollars, soit le baril à 65 Euros (Oups !), et on leur donne 1.25 Euros / litre
Question : Et là, très chères Vaches à lait, on se pose la question suivante : si le baril est 35% moins cher pour nous en Europe qu'en 2000, pourquoi l'essence est-elle 25% plus chère qu'en 2000 ?
Corollaire : Il y en a qui doivent se remplir les poches !!!!! Alors très chères Vaches à lait continuez de travailler sagement car le jour viendra ou le dollar remontera et là je vous dis même pas !
Le film du jour : Crimes à Oxford
D'Alex de la Iglesia.
Avec Elijah Wood et John Hurt.
Quand les mathématiciens se prennent la tête (et un peu la nôtre...)
Au début, j'avais peur qu'il s'agisse d'une sorte de remake de la série "Numbers", avec ces matheux qui tentent de résoudre des crimes en scribouillant des équations sur trois tableaux avant de s'exclamer : "c'est logique !"
Mais non, ici, très peu de maths, finalement (à part un bout d'exposé de démonstration de théorème pour la forme) : apparemment, les mathématiciens d'Oxford passent plus de temps à draguer qu'à travailler, et à philosopher sur les liens entre la réalité et la logique, sur fond de Wittgenstein, qu'à bosser sur des problèmes mathématiques.
Il faut dire qu'un meurtre a eu lieu, et comme dans tout bon film policier, on finit par soupçonner un peu tout le monde...
Même si certaines ficelles sont un peu grosses, on passe plutôt un bon moment, sauf que les discussions logico-philosophiques peuvent taper un peu sur le système, à la longue...
En tout cas, on découvre ici une nouvelle facette d'Elijah Wood (ex Frodon), et John Hurt est très bon dans son personnage de vieux ponte un peu aigri.
Avec Elijah Wood et John Hurt.
Quand les mathématiciens se prennent la tête (et un peu la nôtre...)
Au début, j'avais peur qu'il s'agisse d'une sorte de remake de la série "Numbers", avec ces matheux qui tentent de résoudre des crimes en scribouillant des équations sur trois tableaux avant de s'exclamer : "c'est logique !"
Mais non, ici, très peu de maths, finalement (à part un bout d'exposé de démonstration de théorème pour la forme) : apparemment, les mathématiciens d'Oxford passent plus de temps à draguer qu'à travailler, et à philosopher sur les liens entre la réalité et la logique, sur fond de Wittgenstein, qu'à bosser sur des problèmes mathématiques.
Il faut dire qu'un meurtre a eu lieu, et comme dans tout bon film policier, on finit par soupçonner un peu tout le monde...
Même si certaines ficelles sont un peu grosses, on passe plutôt un bon moment, sauf que les discussions logico-philosophiques peuvent taper un peu sur le système, à la longue...
En tout cas, on découvre ici une nouvelle facette d'Elijah Wood (ex Frodon), et John Hurt est très bon dans son personnage de vieux ponte un peu aigri.
mercredi 26 mars 2008
Ce que j'ai (ré)appris aujourd'hui...
La Naissance du sens, de Cyrulnik, je l'ai déjà lu : la preuve, il est dans ma bibliothèque...
Sans doute ai-je dévoré ce livre alors que j'attendais ce petit être que mon ventre créait patiemment en moi - sans trop me donner mon avis, je l'avoue : a-t-on vu créateur plus dépossédé de sa création qu'une mère en devenir ?
Or moi, quand je dévore, j'oublie aussi sec.
Je dois avoir un cerveau bizarre.
Bref.
Je viens donc de réapprendre une chose extraordinaire : un bébé, quand il naît, dort ! ("stade trois du sommeil lent", vérifié apparemment par encéphalogramme)
Eh bien, moi je dis, chapeau : dormir en hurlant comme un Diable de Tasmanie deux heures durant, chapeau.
Sans doute ai-je dévoré ce livre alors que j'attendais ce petit être que mon ventre créait patiemment en moi - sans trop me donner mon avis, je l'avoue : a-t-on vu créateur plus dépossédé de sa création qu'une mère en devenir ?
Or moi, quand je dévore, j'oublie aussi sec.
Je dois avoir un cerveau bizarre.
Bref.
Je viens donc de réapprendre une chose extraordinaire : un bébé, quand il naît, dort ! ("stade trois du sommeil lent", vérifié apparemment par encéphalogramme)
Eh bien, moi je dis, chapeau : dormir en hurlant comme un Diable de Tasmanie deux heures durant, chapeau.
mardi 25 mars 2008
Quelques "maximes et pensées" pour la route (Chamfort)...
"Les grands seigneurs et les beaux esprits, deux classes qui se cherchent mutuellement, veulent unir deux espèces d'hommes dont les uns font un peu plus de poussière et les autres un peu plus de bruit"
"Le travail du poète, et souvent de l'homme de lettres, lui est bien peu fructueux à lui-même ; et de la part du public, il se trouve placé entre le grand merci et le va te promener. Sa fortune se réduit à jouir de lui-même et du temps"
"En fait de beaux arts, et même en beaucoup d'autres choses, on ne sait bien que ce que l'on n'a point appris"
Tiens, et une dernière, assez pertinente actuellement :
"Les économistes sont des chirurgiens qui ont un excellent scalpel et un bistouri ébréché, opérant à merveille sur le mort et martyrisant le vif"
"Le travail du poète, et souvent de l'homme de lettres, lui est bien peu fructueux à lui-même ; et de la part du public, il se trouve placé entre le grand merci et le va te promener. Sa fortune se réduit à jouir de lui-même et du temps"
"En fait de beaux arts, et même en beaucoup d'autres choses, on ne sait bien que ce que l'on n'a point appris"
Tiens, et une dernière, assez pertinente actuellement :
"Les économistes sont des chirurgiens qui ont un excellent scalpel et un bistouri ébréché, opérant à merveille sur le mort et martyrisant le vif"
Top Site et caetera :
Eh oui, j'apprends tous les jours...
Il y a quelques mois (fin novembre 2007), j'atterrissais sur la Toile, néophyte totale.
J'ai rencontré depuis beaucoup de personnes extraordinaires, découvert plein de sites et de blogs sympas, je me suis un peu perdue, parfois, je suis devenue même un peu dépendante de cette extension si riche de possibilités qu'est le web, mais j'ai tout de même l'impression d'avoir découvert énormément de choses : j'ai commencé à regrouper en bas de mon blog quelques adresses qui m'ont été utiles.
Tenez, il y a peu de temps encore, je ne savais même pas ce qu'était un top site, j'ai même dû tester un peu, histoire de comprendre ce que signifiaient les "votes en entrée" et les "votes en sortie" (eh oui : entrée dans quoi : le site ou le top ???) ; j'étais incapable de mettre une bannière toute seule quelque part, il fallait que tout soit mâché (heureusement, emonsite était pratique pour cela, ça m'a permis de créer mon site avec le minimum de prise de tête, quoique, au début...) ; peu à peu, je me suis rendue compte de tout ce qu'il était possible de faire...
Et, comme pour moi, l'apprentissage passe essentiellement par l'expérience, j'ai donc créé mon propre "top site".
J'aimerais pouvoir regrouper des sites d'écrivains, de poètes, de philosophes en herbe ou passionnés de tous bords, bref, de tous ceux qui ont des choses à dire, à raconter, à partager.
Par exemple, j'ai reçu hier la réponse d'un passionné des œufs, dont le site est vraiment fou, tout autour des œufs... le jour du Lundi de Pâques, en plus !
Je me réserve évidemment le droit de refuser les sites commerciaux ou d'autres, même, qui ne rempliraient tout simplement pas ce critère éminemment personnel : me plaire !!!
Voilà voilà... Maintenant, je ne sais pas si cela va marcher : ça n'intéressera peut-être pas grand monde !
Mais bon, comme en ce moment, je suis totalement improductive, il faut bien que je m'occupe, alors si ça peut servir à quelque chose...

Il y a quelques mois (fin novembre 2007), j'atterrissais sur la Toile, néophyte totale.
J'ai rencontré depuis beaucoup de personnes extraordinaires, découvert plein de sites et de blogs sympas, je me suis un peu perdue, parfois, je suis devenue même un peu dépendante de cette extension si riche de possibilités qu'est le web, mais j'ai tout de même l'impression d'avoir découvert énormément de choses : j'ai commencé à regrouper en bas de mon blog quelques adresses qui m'ont été utiles.
Tenez, il y a peu de temps encore, je ne savais même pas ce qu'était un top site, j'ai même dû tester un peu, histoire de comprendre ce que signifiaient les "votes en entrée" et les "votes en sortie" (eh oui : entrée dans quoi : le site ou le top ???) ; j'étais incapable de mettre une bannière toute seule quelque part, il fallait que tout soit mâché (heureusement, emonsite était pratique pour cela, ça m'a permis de créer mon site avec le minimum de prise de tête, quoique, au début...) ; peu à peu, je me suis rendue compte de tout ce qu'il était possible de faire...
Et, comme pour moi, l'apprentissage passe essentiellement par l'expérience, j'ai donc créé mon propre "top site".
J'aimerais pouvoir regrouper des sites d'écrivains, de poètes, de philosophes en herbe ou passionnés de tous bords, bref, de tous ceux qui ont des choses à dire, à raconter, à partager.
Par exemple, j'ai reçu hier la réponse d'un passionné des œufs, dont le site est vraiment fou, tout autour des œufs... le jour du Lundi de Pâques, en plus !
Je me réserve évidemment le droit de refuser les sites commerciaux ou d'autres, même, qui ne rempliraient tout simplement pas ce critère éminemment personnel : me plaire !!!
Voilà voilà... Maintenant, je ne sais pas si cela va marcher : ça n'intéressera peut-être pas grand monde !
Mais bon, comme en ce moment, je suis totalement improductive, il faut bien que je m'occupe, alors si ça peut servir à quelque chose...

lundi 24 mars 2008
Toujours à propos d'Emma...
Voilà ce que disait Dan Simmons (mon "dieu" en SF) dans "Mes Copsas Micas" (nouvelle GÉNIALE : voir la rubrique Dan Simmons) : « En lisant la scène de la mort d’Emma Bovary, je me suis dit que c’était sans doute la scène la plus horrible que j’aie jamais lue et que je lirais jamais. Mais, quelques pages plus loin, l’horreur est devenue encore plus indicible.»[…]
« Ceci était infiniment pire que tout ce qu’auraient pu m’infliger Skipp et Spector ou n’importe lequel des écrivains d’horreur baptisés splatterpunks. J’avais affaire à un génie à l’état pur considérant la mort d’un regard dénué de tout sentiment. Et il n’y avait pas que la mort qui montait de ces pages telle l’odeur de la corruption ; il y avait aussi l’anéantissement d’un personnage qui m’était apparu plus vivant que toutes les personnes que je connaissais. »
Conclusion :
« Madame Bovary est sans doute le roman le plus terrifiant que j’aie jamais lu. »
Je ne suis pas franchement d'accord - moi, ce roman m'a toujours plus agacée que terrifiée - mais cette remarque m'a tellement étonnée qu'elle est, je l'avoue, à l'origine de ma relecture...
Ce qui est saisissant, chez Flaubert, c'est cette densité de l'écriture : tout est important, on ne peut guère sauter de détails, et ça se voit particulièrement quand on cherche à citer des extraits : en fait, ce qui fait l'effet, c'est la juxtaposition des scènes, les raccourcis abrupts, les mises en parallèle, et quand on coupe un morceau, on perd beaucoup de la saveur de l'ensemble.
Je n'aime pas ce livre, je l'avoue, mais il m'intéresse. Quand je dis "je n'aime pas", cela veut dire que je ne m'y retrouve pas : tout est si construit que c'en est invraisemblable. J’ai beaucoup de mal, moi, à comprendre Emma. Même si le livre, bien sûr, est parfaitement ciselé, je n’y crois pas, moi, à cette Emma si changeante, une fois sérieuse, une fois évaporée, et tout ce monde qui suit ses changements de personnalité, les commères comme la belle-mère (un jour, on l'encense, un autre, on la montre du doigt, puis ça recommence... Moi, je dis, dans la "vraie vie", une telle Emma aurait du chuter bien plus vite).
Et puis, c'est un livre profondément misanthrope. Flaubert ne s'aimait pas, et n'aimait pas non plus le monde de ses contemporains, il s'est toujours isolé du monde, cloîtré dans son bureau...
Simplement, il a voulu encore faire plus noir, comme pour extirper définitivement le romantisme de son cœur, s'auto-flageller en quelque sorte. Lui, pourtant, avait des amis, auxquels il ne cessait d'écrire, d'ailleurs, comme le montre sa correspondance.
Dans Madame Bovary, les amis n'existent pas. A peine Emma trouve-t-elle chez sa "domestique" Félicité une oreille complaisante - cependant, même cette dernière, après la mort de "Madame", s'envolera avec le reste de sa garde-robe...
Les personnages restent enfermés dans leur rôle, ne partagent rien - et Flaubert décrit admirablement ces dialogues vains, où rien ne passe, où chacun reste perdu dans ses propres illusions, rêves, ambitions, pensant à son petit confort, à sa réputation, ses rêves de grandeur ou de romantisme...
Là où c'est précisément insupportable, c'est avec la petite Berthe, rejetée, oubliée, passée sous silence par sa propre mère. Même là, pas d'amour, pas de compassion : les seuls moments où Emma se tourne vers elle, c'est pour son propre réconfort.
Bref, ce livre est terriblement déprimant.
Mais éminemment intéressant pour l'écrivaine en herbe que je suis.
Par exemple : le fait que tous les sens soient sollicités dans ses descriptions : la vue, mais aussi l'ouïe, le toucher, le goût : ce qui fait qu'on est obligé de croire à cet univers invraisemblable, que l'on est plongé de force dans ce monde insupportable.
Et l'usage des temps... (comme il jongle, le coquin !), le glissement du récit du "nous" au "on" puis plus rien : pfuit, l'auteur disparaît... puis réapparaît, parfois, commentant, soulignant, dénonçant... puis re-pfuit.
Bref, ça m'aura au moins convaincue d'une chose : il va falloir encore bosser. Beaucoup.
« Ceci était infiniment pire que tout ce qu’auraient pu m’infliger Skipp et Spector ou n’importe lequel des écrivains d’horreur baptisés splatterpunks. J’avais affaire à un génie à l’état pur considérant la mort d’un regard dénué de tout sentiment. Et il n’y avait pas que la mort qui montait de ces pages telle l’odeur de la corruption ; il y avait aussi l’anéantissement d’un personnage qui m’était apparu plus vivant que toutes les personnes que je connaissais. »
Conclusion :
« Madame Bovary est sans doute le roman le plus terrifiant que j’aie jamais lu. »
Je ne suis pas franchement d'accord - moi, ce roman m'a toujours plus agacée que terrifiée - mais cette remarque m'a tellement étonnée qu'elle est, je l'avoue, à l'origine de ma relecture...
Ce qui est saisissant, chez Flaubert, c'est cette densité de l'écriture : tout est important, on ne peut guère sauter de détails, et ça se voit particulièrement quand on cherche à citer des extraits : en fait, ce qui fait l'effet, c'est la juxtaposition des scènes, les raccourcis abrupts, les mises en parallèle, et quand on coupe un morceau, on perd beaucoup de la saveur de l'ensemble.
Je n'aime pas ce livre, je l'avoue, mais il m'intéresse. Quand je dis "je n'aime pas", cela veut dire que je ne m'y retrouve pas : tout est si construit que c'en est invraisemblable. J’ai beaucoup de mal, moi, à comprendre Emma. Même si le livre, bien sûr, est parfaitement ciselé, je n’y crois pas, moi, à cette Emma si changeante, une fois sérieuse, une fois évaporée, et tout ce monde qui suit ses changements de personnalité, les commères comme la belle-mère (un jour, on l'encense, un autre, on la montre du doigt, puis ça recommence... Moi, je dis, dans la "vraie vie", une telle Emma aurait du chuter bien plus vite).
Et puis, c'est un livre profondément misanthrope. Flaubert ne s'aimait pas, et n'aimait pas non plus le monde de ses contemporains, il s'est toujours isolé du monde, cloîtré dans son bureau...
Simplement, il a voulu encore faire plus noir, comme pour extirper définitivement le romantisme de son cœur, s'auto-flageller en quelque sorte. Lui, pourtant, avait des amis, auxquels il ne cessait d'écrire, d'ailleurs, comme le montre sa correspondance.
Dans Madame Bovary, les amis n'existent pas. A peine Emma trouve-t-elle chez sa "domestique" Félicité une oreille complaisante - cependant, même cette dernière, après la mort de "Madame", s'envolera avec le reste de sa garde-robe...
Les personnages restent enfermés dans leur rôle, ne partagent rien - et Flaubert décrit admirablement ces dialogues vains, où rien ne passe, où chacun reste perdu dans ses propres illusions, rêves, ambitions, pensant à son petit confort, à sa réputation, ses rêves de grandeur ou de romantisme...
Là où c'est précisément insupportable, c'est avec la petite Berthe, rejetée, oubliée, passée sous silence par sa propre mère. Même là, pas d'amour, pas de compassion : les seuls moments où Emma se tourne vers elle, c'est pour son propre réconfort.
Bref, ce livre est terriblement déprimant.
Mais éminemment intéressant pour l'écrivaine en herbe que je suis.
Par exemple : le fait que tous les sens soient sollicités dans ses descriptions : la vue, mais aussi l'ouïe, le toucher, le goût : ce qui fait qu'on est obligé de croire à cet univers invraisemblable, que l'on est plongé de force dans ce monde insupportable.
Et l'usage des temps... (comme il jongle, le coquin !), le glissement du récit du "nous" au "on" puis plus rien : pfuit, l'auteur disparaît... puis réapparaît, parfois, commentant, soulignant, dénonçant... puis re-pfuit.
Bref, ça m'aura au moins convaincue d'une chose : il va falloir encore bosser. Beaucoup.
dimanche 23 mars 2008
Emma, c'est fini...
Eh bien, ça y est. J’ai fini ma relecture.
Et, comme pour les précédentes, je me suis hâtée sur la fin.
C’est trop noir, trop injuste.
Pas de morale, ici, les rêveurs meurent, les affairistes prospèrent : comme dans la vie, et c’est peut-être cela qui est insupportable.
Mais le plus insupportable, c’est la petite Berthe.
Emma peut décider pour elle-même, mais son comportement envers sa fille est horrible, inhumain presque.
Lors de son agonie : « L’enfant arriva sur le bras de sa bonne, dans sa longue chemise de nuit, d’où sortaient ses pieds nus, sérieuse et presque rêvant encore. Elle considérait avec étonnement la chambre tout en désordre, et clignait des yeux, éblouie par les flambeaux qui brûlaient sur les meubles. Ils lui rappelaient sans doute les matins du jour de l’an ou de la mi-carême, quand, ainsi réveillée de bonne heure à la clarté des bougies, elle venait dans le lit de sa mère pour y recevoir ses étrennes, car elle se mit à dire :
— Où est-ce donc, maman ? » (alors que sa mère se meurt!)
Puis, un peu plus loin, ce passage, où Emma fait penser au loup du Chaperon Rouge :
« — Oh ! comme tu as de grands yeux, maman ! comme tu es pâle ! comme tu sues !…
Sa mère la regardait.
— J’ai peur ! dit la petite en se reculant.
Emma prit sa main pour la baiser ; elle se débattait. »
Mais surtout, auparavant, ce passage : « Cependant, elle soupira :
- Ce qu’il y a de plus lamentable, n’est-ce pas, c’est de traîner, comme moi, une existence inutile ? Si nos douleurs pouvaient servir à quelqu’un, on se consolerait dans la pensée du sacrifice ! » Dire cela quand on a une petite fille !
En fait, l’agonie d’Emma elle-même n’est rien, par rapport à cela.
Sinon, évidemment, il y a tout le reste.
Mais je crois que, quand Flaubert disait « Madame Bovary, c’est moi », il devait penser à cette petite Berthe, qu’il n’a jamais eue.
Et tous ces autres, sans cœur, ne pensant qu’à leur argent. Pas une amie, rien. Eh bien, moi je dis, bien fait. On ne peut pas demander aux autres le cœur que l'on ne possède pas.
Tiens, c'est peut-être ça, finalement, la morale de l'histoire.
Sauf pour Berthe. Cette enfant qui se retrouve à travailler dans une filature de coton, orpheline, c'est elle que l'on doit plaindre. Les autres n'ont finalement eu que ce qu'ils méritaient.
Mais cette enfant...
Voilà. C’était le point de vue de la ménagère de moins de cinquante ans. Pour le point de vue du critique littéraire, il faudra repasser plus tard.
Et, comme pour les précédentes, je me suis hâtée sur la fin.
C’est trop noir, trop injuste.
Pas de morale, ici, les rêveurs meurent, les affairistes prospèrent : comme dans la vie, et c’est peut-être cela qui est insupportable.
Mais le plus insupportable, c’est la petite Berthe.
Emma peut décider pour elle-même, mais son comportement envers sa fille est horrible, inhumain presque.
Lors de son agonie : « L’enfant arriva sur le bras de sa bonne, dans sa longue chemise de nuit, d’où sortaient ses pieds nus, sérieuse et presque rêvant encore. Elle considérait avec étonnement la chambre tout en désordre, et clignait des yeux, éblouie par les flambeaux qui brûlaient sur les meubles. Ils lui rappelaient sans doute les matins du jour de l’an ou de la mi-carême, quand, ainsi réveillée de bonne heure à la clarté des bougies, elle venait dans le lit de sa mère pour y recevoir ses étrennes, car elle se mit à dire :
— Où est-ce donc, maman ? » (alors que sa mère se meurt!)
Puis, un peu plus loin, ce passage, où Emma fait penser au loup du Chaperon Rouge :
« — Oh ! comme tu as de grands yeux, maman ! comme tu es pâle ! comme tu sues !…
Sa mère la regardait.
— J’ai peur ! dit la petite en se reculant.
Emma prit sa main pour la baiser ; elle se débattait. »
Mais surtout, auparavant, ce passage : « Cependant, elle soupira :
- Ce qu’il y a de plus lamentable, n’est-ce pas, c’est de traîner, comme moi, une existence inutile ? Si nos douleurs pouvaient servir à quelqu’un, on se consolerait dans la pensée du sacrifice ! » Dire cela quand on a une petite fille !
En fait, l’agonie d’Emma elle-même n’est rien, par rapport à cela.
Sinon, évidemment, il y a tout le reste.
Mais je crois que, quand Flaubert disait « Madame Bovary, c’est moi », il devait penser à cette petite Berthe, qu’il n’a jamais eue.
Et tous ces autres, sans cœur, ne pensant qu’à leur argent. Pas une amie, rien. Eh bien, moi je dis, bien fait. On ne peut pas demander aux autres le cœur que l'on ne possède pas.
Tiens, c'est peut-être ça, finalement, la morale de l'histoire.
Sauf pour Berthe. Cette enfant qui se retrouve à travailler dans une filature de coton, orpheline, c'est elle que l'on doit plaindre. Les autres n'ont finalement eu que ce qu'ils méritaient.
Mais cette enfant...
Voilà. C’était le point de vue de la ménagère de moins de cinquante ans. Pour le point de vue du critique littéraire, il faudra repasser plus tard.
Tiens, et si "on" bavardait ?
C'est toujours comme ça, avec moi : quand il faut que je travaille, je me mets à bavasser...
Pourtant, le "travail", en l'occurrence, ce serait plutôt ma raison de vivre, mon petit "sens" à moi : l'écriture, pas l'écriture-bavasserie, mais l'écriture-œuvre, celle qui fait que je me sens un peu là dans le monde, à apporter mes modestes petites pierres à l'édifice, même si elles ne sont pas terribles, elles constituent MA contribution, le seul truc en fait que je suis capable de CRÉER, véritablement - pas juste recopier, reproduire, avaler, etc...
Bref, en attendant que je me mette au travail, je m'interrogeais (et on m'interroge, aussi, souvent, là-dessus) : à quoi bon ce blog ?
Eh bien, je crois, surtout pour moi (désolée...) : pour me souvenir, et pour travailler : j'ai une mémoire défaillante, alors je note à présent les films que je vois, et les livres que je lis. Et les analyser, ne serait-ce qu'un peu, me permet de réfléchir, beaucoup.
Fin de la bavasserie. Faut que je fasse mon laïus sur Emma.
Ah non, tiens, je bavasse encore : je remarque qu'en recopiant des passages de Madame Bovary, je prends beaucoup plus conscience de certaines choses qu'en les lisant bêtement : la ponctuation, par exemple. Et l'usage des temps. Comme si refaire, recopier, permettait de mieux s'approprier les mots que par la simple lecture (pour moi, en tout cas).
C'est fou ce que l'on peut apprendre, avec ce roman, même s'il est pénible, souvent (ça doit faire la cinquième fois en vingt ans que je me le tape, je commence à peine à l'apprécier : ça doit être ça, le début de la vieillesse...)
Autre remarque : la façon dont les humains apprennent : par l'imitation, essentiellement. Je vois ça avec ma fille (trois ans), et je l'ai déjà vu avec moi-même. D'ailleurs, chez moi, c'est particulièrement développé : quand je lis un roman, après, j'ai tendance à adopter le style de l'auteur. Qu'il soit bon ou mauvais. C'est comme ça aussi que j'ai acquis une orthographe à peu près potable : en lisant tout Alexandre Dumas entre 9 et 11 ans. Malheureusement, il suffit que je lise un manuscrit truffé de fautes d'orthographe ou de style pour que j'aie tendance à les répéter !!!
Bref. En ce moment, je lis Flaubert, on verra bien si ça déteint sur mon prochain roman...
PS : Pour revenir à l'imitation : si j'ai bien compris, c'est ce qui fait défaut aux autistes : le fait qu'ils ne s'intéressent pas aux autres les prive de cette source quasiment exclusive d'apprentissage.
Pourtant, le "travail", en l'occurrence, ce serait plutôt ma raison de vivre, mon petit "sens" à moi : l'écriture, pas l'écriture-bavasserie, mais l'écriture-œuvre, celle qui fait que je me sens un peu là dans le monde, à apporter mes modestes petites pierres à l'édifice, même si elles ne sont pas terribles, elles constituent MA contribution, le seul truc en fait que je suis capable de CRÉER, véritablement - pas juste recopier, reproduire, avaler, etc...
Bref, en attendant que je me mette au travail, je m'interrogeais (et on m'interroge, aussi, souvent, là-dessus) : à quoi bon ce blog ?
Eh bien, je crois, surtout pour moi (désolée...) : pour me souvenir, et pour travailler : j'ai une mémoire défaillante, alors je note à présent les films que je vois, et les livres que je lis. Et les analyser, ne serait-ce qu'un peu, me permet de réfléchir, beaucoup.
Fin de la bavasserie. Faut que je fasse mon laïus sur Emma.
Ah non, tiens, je bavasse encore : je remarque qu'en recopiant des passages de Madame Bovary, je prends beaucoup plus conscience de certaines choses qu'en les lisant bêtement : la ponctuation, par exemple. Et l'usage des temps. Comme si refaire, recopier, permettait de mieux s'approprier les mots que par la simple lecture (pour moi, en tout cas).
C'est fou ce que l'on peut apprendre, avec ce roman, même s'il est pénible, souvent (ça doit faire la cinquième fois en vingt ans que je me le tape, je commence à peine à l'apprécier : ça doit être ça, le début de la vieillesse...)
Autre remarque : la façon dont les humains apprennent : par l'imitation, essentiellement. Je vois ça avec ma fille (trois ans), et je l'ai déjà vu avec moi-même. D'ailleurs, chez moi, c'est particulièrement développé : quand je lis un roman, après, j'ai tendance à adopter le style de l'auteur. Qu'il soit bon ou mauvais. C'est comme ça aussi que j'ai acquis une orthographe à peu près potable : en lisant tout Alexandre Dumas entre 9 et 11 ans. Malheureusement, il suffit que je lise un manuscrit truffé de fautes d'orthographe ou de style pour que j'aie tendance à les répéter !!!
Bref. En ce moment, je lis Flaubert, on verra bien si ça déteint sur mon prochain roman...
PS : Pour revenir à l'imitation : si j'ai bien compris, c'est ce qui fait défaut aux autistes : le fait qu'ils ne s'intéressent pas aux autres les prive de cette source quasiment exclusive d'apprentissage.
Le film du jour : Le nouveau protocole
De Thomas Vincent, avec Clovis Cornillac et Marie-Josée Croze.
Bon, point de vue film en lui-même : un "polar engagé" assez bien mené, on ne s'ennuie pas, bien que j'aie tendance à préférer les made in USA dans ce genre.
Point de vue message : pas trop de "tout blanc/tout noir", même si le monde des grandes firmes pharmaceutiques n'est vraiment pas présenté sous son meilleur jour (cependant, comme le disait Clovis Cornillac dans une interview, vu que personne n'a porté plainte, ça ne doit pas être si éloigné de la vérité que cela...).
Ce qui est bien, surtout, c'est que les autres ne sont pas tellement mieux : les militants prêts à tout, et dont la philosophie peut facilement aller jusqu'à tuer pour pouvoir se faire entendre...
Le suspens est bien entretenu : qui est dans le vrai, là-dedans ? La seule chose apparemment indiscutable est la politique menée dans le Tiers-Monde : cobayes humains à volonté, et si on ne peut plus le faire dans une région... eh bien, on va ailleurs !
Sacrées réflexions sur le fait que l'on pousse à la médication ceux qui peuvent payer... et les autres, en gros, qu'ils crèvent...
Médicaments contre tout, de la dépression à la calvitie et à l'anti-vieillissement. Les vaccins, eux, ne représenteraient qu'un maigre 1% du total des bénéfices...
Bref, un film qui navigue entre un polar classique et un documentaire à la Michael Moore.
Intéressant, si ce n'est d'un point de vue purement cinéphile, du moins d'un point de vue citoyen, et humain.
Bon, point de vue film en lui-même : un "polar engagé" assez bien mené, on ne s'ennuie pas, bien que j'aie tendance à préférer les made in USA dans ce genre.
Point de vue message : pas trop de "tout blanc/tout noir", même si le monde des grandes firmes pharmaceutiques n'est vraiment pas présenté sous son meilleur jour (cependant, comme le disait Clovis Cornillac dans une interview, vu que personne n'a porté plainte, ça ne doit pas être si éloigné de la vérité que cela...).
Ce qui est bien, surtout, c'est que les autres ne sont pas tellement mieux : les militants prêts à tout, et dont la philosophie peut facilement aller jusqu'à tuer pour pouvoir se faire entendre...
Le suspens est bien entretenu : qui est dans le vrai, là-dedans ? La seule chose apparemment indiscutable est la politique menée dans le Tiers-Monde : cobayes humains à volonté, et si on ne peut plus le faire dans une région... eh bien, on va ailleurs !
Sacrées réflexions sur le fait que l'on pousse à la médication ceux qui peuvent payer... et les autres, en gros, qu'ils crèvent...
Médicaments contre tout, de la dépression à la calvitie et à l'anti-vieillissement. Les vaccins, eux, ne représenteraient qu'un maigre 1% du total des bénéfices...
Bref, un film qui navigue entre un polar classique et un documentaire à la Michael Moore.
Intéressant, si ce n'est d'un point de vue purement cinéphile, du moins d'un point de vue citoyen, et humain.
samedi 22 mars 2008
Le rire jaune du jour
Les autorités chinoises ont affirmé apparemment que leurs troupes n'avaient utilisé "aucune arme mortelle" contre les insurgés Tibétains.
Parce que vous en avez déjà vu, vous, des "armes non mortelles" ???
Par contre, chez nous, tout va pour le mieux : avec l'autopsie de Chantal Sébire, franchement, on a atteint des sommets. J'ai trouvé ça odieux : même si effectivement sa demande pouvait se discuter, s'il y a une différence entre se suicider et être euthanasiée, si légiférer sur un tel sujet se révélera certainement extrêmement délicat - en tout cas, moi, je lui dis merci, à Chantal, d'avoir ouvert un tel débat - ne pouvait-on pas, enfin, la laisser reposer en paix ?
Parce que vous en avez déjà vu, vous, des "armes non mortelles" ???
Par contre, chez nous, tout va pour le mieux : avec l'autopsie de Chantal Sébire, franchement, on a atteint des sommets. J'ai trouvé ça odieux : même si effectivement sa demande pouvait se discuter, s'il y a une différence entre se suicider et être euthanasiée, si légiférer sur un tel sujet se révélera certainement extrêmement délicat - en tout cas, moi, je lui dis merci, à Chantal, d'avoir ouvert un tel débat - ne pouvait-on pas, enfin, la laisser reposer en paix ?
Le film du jour : Il y a longtemps que je t'aime
De Philippe Claudel.
Hum... Quand j'ai vu cette bande annonce où tout le monde pleurait, je n'ai pas pu m'empêcher de me moquer doucement...
Ça m'apprendra.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant été "retournée" par un film. Français, de surcroît.
C'est un film "écrit", on sent effectivement la patte de l'écrivain là-dessous, et, franchement, j'ai adoré.
Je ne peux rien dire de l'histoire, puisqu'il faut la découvrir peu à peu, comme dans un livre, sinon le plaisir en serait gâché.
Alors je dirai simplement que Kristin Scott Thomas est magnifique dans son rôle.
Et que tout ceux qui savent ce que c'est d'avoir un enfant (et sans doute, les autres également...) ne pourront pas échapper à l'émotion qui se dégage de ce film.
A voir absolument.
(et quand Télérama parle de "film ruiné par ses dernières scènes", j'ai envie de foutre ce journal à la poubelle - même si il y a, à un moment, peut-être un peu trop de théâtralité, mais bon...)
Hum... Quand j'ai vu cette bande annonce où tout le monde pleurait, je n'ai pas pu m'empêcher de me moquer doucement...
Ça m'apprendra.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant été "retournée" par un film. Français, de surcroît.
C'est un film "écrit", on sent effectivement la patte de l'écrivain là-dessous, et, franchement, j'ai adoré.
Je ne peux rien dire de l'histoire, puisqu'il faut la découvrir peu à peu, comme dans un livre, sinon le plaisir en serait gâché.
Alors je dirai simplement que Kristin Scott Thomas est magnifique dans son rôle.
Et que tout ceux qui savent ce que c'est d'avoir un enfant (et sans doute, les autres également...) ne pourront pas échapper à l'émotion qui se dégage de ce film.
A voir absolument.
(et quand Télérama parle de "film ruiné par ses dernières scènes", j'ai envie de foutre ce journal à la poubelle - même si il y a, à un moment, peut-être un peu trop de théâtralité, mais bon...)
jeudi 20 mars 2008
Le film du jour : The Darjeeling Limited
De Wes Anderson.
Avec Adrien Brody, que j'aime beaucoup, mais aussi Owen Wilson (le blondasse des nouveaux Starsky et Hutch...) et Jason Schwartzman (mais où l'ai-je déjà vu ?).
Eh bien, contrairement à ce que la bande annonce pouvait faire redouter, c'est un film EXCELLENT.
Drôle, mais pas que.
Trois frères se retrouvent en Inde dans un train à l'initiative de l'aîné, qui a failli perdre la vie (ou a voulu se suicider ?) dans un accident de moto et a décidé de renouer les liens avec ses frères (distendus depuis la mort de leur père ; la mère, quant à elle, s'avère s'occuper d'un monastère qui se situe à l'étape ultime - enfin, suivant le plan originel - de leur voyage "initiatique", donc).
Les caractères sont très bien traités, tout est fin, là-dedans : on rit des petites manies propres à chacun des trois frères, puis, parfois, on est au bord des larmes.
Les acteurs sont tous excellents - y compris, bien sûr, Natalie Portman au début - et un Bill Murray ratant malheureusement son train par la suite...
Avec Adrien Brody, que j'aime beaucoup, mais aussi Owen Wilson (le blondasse des nouveaux Starsky et Hutch...) et Jason Schwartzman (mais où l'ai-je déjà vu ?).
Eh bien, contrairement à ce que la bande annonce pouvait faire redouter, c'est un film EXCELLENT.
Drôle, mais pas que.
Trois frères se retrouvent en Inde dans un train à l'initiative de l'aîné, qui a failli perdre la vie (ou a voulu se suicider ?) dans un accident de moto et a décidé de renouer les liens avec ses frères (distendus depuis la mort de leur père ; la mère, quant à elle, s'avère s'occuper d'un monastère qui se situe à l'étape ultime - enfin, suivant le plan originel - de leur voyage "initiatique", donc).
Les caractères sont très bien traités, tout est fin, là-dedans : on rit des petites manies propres à chacun des trois frères, puis, parfois, on est au bord des larmes.
Les acteurs sont tous excellents - y compris, bien sûr, Natalie Portman au début - et un Bill Murray ratant malheureusement son train par la suite...
dimanche 16 mars 2008
Le film du jour : l'Heure d'été
De Olivier Assayas.
Je ne sais pas ce qui ne me plaît pas, dans les films français (peut-être que je suis comme le Michel Denisot des guignols, je souffre de cinéphilie ?).
Toujours le même cinéma bobo-riche : ici, une vieille femme meurt, ses héritiers discutent (plutôt gentiment) de la gestion de l'héritage : ils ont besoin d'argent, les pauvres, l'un pour acheter une maison à Pékin et louer une maison de vacances à Bali, l'autre va se marier à New-York...
Bien sûr, les acteurs sont épatants... (quoique, je préfère nettement la Juliette Binoche de My Blueberry Nights...)
Et puis, il y a un sujet intéressant : la vie des œuvres d'art, leur usage : doit-on les "enfermer en prison" (musées, collections privées) ou les laisser vivre ("un vase est fait pour contenir des fleurs") ? Heureusement, serais-je tentée de dire : sinon, on s'ennuierait encore plus ferme. Aussi : vers la fin, la nouvelle génération, la dernière fête à la maison, quelques problèmes de jeunesse (vols gentils, petite fumette... problèmes d'enfants de bobos riches...)
Mais ça finit par énerver.
Le seul personnage un peu moins aisé est la vieille qui s'occupait de la maison, mais on la voit si peu, errant déjà comme un fantôme sur la fin.
Je crois que c'est cela, qui fait que je préfère les films étrangers : ils sont beaucoup plus ancrés dans la réalité. La réalité des films français, c'est celle de cette petite minorité d'intellos parisiens (ou presque), et de surcroît aisés.
Les réalisateurs français croient-ils que c'est cela, qui nous fait rêver ? N'ont-ils rien d'autre à nous mettre sous les dents ?
Je ne sais pas ce qui ne me plaît pas, dans les films français (peut-être que je suis comme le Michel Denisot des guignols, je souffre de cinéphilie ?).
Toujours le même cinéma bobo-riche : ici, une vieille femme meurt, ses héritiers discutent (plutôt gentiment) de la gestion de l'héritage : ils ont besoin d'argent, les pauvres, l'un pour acheter une maison à Pékin et louer une maison de vacances à Bali, l'autre va se marier à New-York...
Bien sûr, les acteurs sont épatants... (quoique, je préfère nettement la Juliette Binoche de My Blueberry Nights...)
Et puis, il y a un sujet intéressant : la vie des œuvres d'art, leur usage : doit-on les "enfermer en prison" (musées, collections privées) ou les laisser vivre ("un vase est fait pour contenir des fleurs") ? Heureusement, serais-je tentée de dire : sinon, on s'ennuierait encore plus ferme. Aussi : vers la fin, la nouvelle génération, la dernière fête à la maison, quelques problèmes de jeunesse (vols gentils, petite fumette... problèmes d'enfants de bobos riches...)
Mais ça finit par énerver.
Le seul personnage un peu moins aisé est la vieille qui s'occupait de la maison, mais on la voit si peu, errant déjà comme un fantôme sur la fin.
Je crois que c'est cela, qui fait que je préfère les films étrangers : ils sont beaucoup plus ancrés dans la réalité. La réalité des films français, c'est celle de cette petite minorité d'intellos parisiens (ou presque), et de surcroît aisés.
Les réalisateurs français croient-ils que c'est cela, qui nous fait rêver ? N'ont-ils rien d'autre à nous mettre sous les dents ?
vendredi 14 mars 2008
Le film du jour : The Dead Girl
De K. Moncrieff.
Autour de la mort d'une jeune femme - retrouvée dans un champ, tailladée - cinq destins de femmes.
Ces femmes ne se rencontrent pas, elles sont uniquement liées par la femme morte : l'"étrangère" qui la découvre ; la "sœur" qui espère que le cadavre retrouvé est bien sa sœur, et qu'elle va enfin être délivrée de 15 années de recherches infructueuses qui ont dévoré sa vie ; la "femme", celle du tueur ; la "mère" qui essaie de comprendre comment vivait sa fille et pourquoi elle est partie, la jeune femme elle-même, enfin, pour un éclairage final.
Film très bien fait (en particulier pour la "femme" - et sa réaction, lorsqu'elle se rend compte de ce que fait son mari), où l'on retrouve Brittany Murphy (Sin City !), dans le rôle de la (future) morte.
Violence faite aux femmes, mais également qu'elles se font à elles-mêmes, le propos est plutôt sain, certains critiques ont parlé de "discours féministe assez grossier", personnellement, je ne l'ai pas du tout ressenti...
Autour de la mort d'une jeune femme - retrouvée dans un champ, tailladée - cinq destins de femmes.
Ces femmes ne se rencontrent pas, elles sont uniquement liées par la femme morte : l'"étrangère" qui la découvre ; la "sœur" qui espère que le cadavre retrouvé est bien sa sœur, et qu'elle va enfin être délivrée de 15 années de recherches infructueuses qui ont dévoré sa vie ; la "femme", celle du tueur ; la "mère" qui essaie de comprendre comment vivait sa fille et pourquoi elle est partie, la jeune femme elle-même, enfin, pour un éclairage final.
Film très bien fait (en particulier pour la "femme" - et sa réaction, lorsqu'elle se rend compte de ce que fait son mari), où l'on retrouve Brittany Murphy (Sin City !), dans le rôle de la (future) morte.
Violence faite aux femmes, mais également qu'elles se font à elles-mêmes, le propos est plutôt sain, certains critiques ont parlé de "discours féministe assez grossier", personnellement, je ne l'ai pas du tout ressenti...
jeudi 13 mars 2008
Le film du jour : There will be blood
De Paul Thomas Anderson.
Pas très motivée par le pitch, j'ai vraiment hésité à aller le voir. mais bon, vu les films de cette semaine...
Eh bien, c'est effectivement très bien.
Y compris pour la musique, très présente, qui fait partie intégrante du film... (et créée par J. Greenwood, de Radiohead !)
Les acteurs sont excellents dans leur rôle, tant Daniel Day-Lewis que Paul Dano (le fils Sunday, sorte de prédicateur à la mode USA pris entre son église et l'appât du gain - que j'avais déjà adoré dans le rôle du grand frère dans Little Miss Sunshine).
On voit Day Lewis de ses débuts (cherchant les gisements de ses propres mains) à son "apogée" - sauf que l'on se demande où elle est, cette apogée, dans cette vie qui se délite...
Dure réalité des forages, mais aussi des relations humaines - en fait, avec son ambition et son égoïsme, le personnage joué par Day-Lewis est plutôt attachant, beaucoup plus en tout cas que le jeune prédicateur.
Pas de mélo, ici, même en ce qui concerne les relations avec son fils adoptif, bien au contraire : tout reste dur, tranchant, dur comme le roc.
Un grand film.
Pas très motivée par le pitch, j'ai vraiment hésité à aller le voir. mais bon, vu les films de cette semaine...
Eh bien, c'est effectivement très bien.
Y compris pour la musique, très présente, qui fait partie intégrante du film... (et créée par J. Greenwood, de Radiohead !)
Les acteurs sont excellents dans leur rôle, tant Daniel Day-Lewis que Paul Dano (le fils Sunday, sorte de prédicateur à la mode USA pris entre son église et l'appât du gain - que j'avais déjà adoré dans le rôle du grand frère dans Little Miss Sunshine).
On voit Day Lewis de ses débuts (cherchant les gisements de ses propres mains) à son "apogée" - sauf que l'on se demande où elle est, cette apogée, dans cette vie qui se délite...
Dure réalité des forages, mais aussi des relations humaines - en fait, avec son ambition et son égoïsme, le personnage joué par Day-Lewis est plutôt attachant, beaucoup plus en tout cas que le jeune prédicateur.
Pas de mélo, ici, même en ce qui concerne les relations avec son fils adoptif, bien au contraire : tout reste dur, tranchant, dur comme le roc.
Un grand film.
mardi 11 mars 2008
Attention, arnaque en vue...
Ah, le nouveau site trombi.com : beaucoup de pub en ce moment (sur Yahoo par exemple), au début, c'est génial : on s'inscrit, on retrouve d'anciens camarades de classe, on en contacte quelques uns, on échange quelques nouvelles... Et puis, au bout de un ou deux messages, plus rien : des messages en attente, mais brouillés : en fait, il faudrait payer pour pouvoir les lire !!!
Donc, si jamais vous vous inscrivez et reprenez contact avec quelqu'un, un bon conseil : envoyez dès le premier message vos coordonnées (e-mail...) si vous souhaitez pouvoir poursuivre vos conversations, parce que sinon, c'est fichu !!!
Donc, si jamais vous vous inscrivez et reprenez contact avec quelqu'un, un bon conseil : envoyez dès le premier message vos coordonnées (e-mail...) si vous souhaitez pouvoir poursuivre vos conversations, parce que sinon, c'est fichu !!!
lundi 10 mars 2008
dimanche 9 mars 2008
le Film du Jour : Mad Detective
De Johnny To.
Du cinéma Hong-Kongais, mais pas trop violent pour une fois, plutôt style polar psychologique, avec une bonne trouvaille : le flic "fou", mi-médium, mi-psy, qui voit littéralement les différentes personnalités des gens - même celles de son ex-femme : il a gardé avec lui celle qui l'aimait...
On le voit ici mener son enquête, soutenu par un de ses ex-assistants. Mais ses manières pour le moins surprenantes le font passer un peu trop souvent pour un fou...
Plutôt pas mal.
Du cinéma Hong-Kongais, mais pas trop violent pour une fois, plutôt style polar psychologique, avec une bonne trouvaille : le flic "fou", mi-médium, mi-psy, qui voit littéralement les différentes personnalités des gens - même celles de son ex-femme : il a gardé avec lui celle qui l'aimait...
On le voit ici mener son enquête, soutenu par un de ses ex-assistants. Mais ses manières pour le moins surprenantes le font passer un peu trop souvent pour un fou...
Plutôt pas mal.
samedi 8 mars 2008
Le Film du Jour : Be Kind, Rewind (soyez sympas, rembobinez)
De Michel Gondry.
Au début, j'ai hésité : la bande annonce ne me tentait franchement pas. Puis, je me suis dit :
1) Michel Gondry (Eternal Sunshine of the Spotless Mind et La Science des rêves (The Science of Sleep), rien que ça !!!)
2) Jack Black : a joué dans High Fidelity, (le film qui m'a fait découvrir John Cusack), dans un rôle de vendeur de musique (ici, c'est de cassettes VHS).
3) Mos Def : génial dans H2G2, le Guide du voyageur galactique (The Hitchhiker's Guide to the Galaxy) - bon, si vous ne connaissez pas, je n'ai que deux choses à vous dire : visionnez le film, et lisez le livre (en VO de préférence) : les deux se complètent et sont génialissimes de loufoquerie (un peu à la Monthy Python).
Donc j'y suis allée, et j'ai bien fait !
Cependant, j'ai trouvé la première partie bien meilleure que la seconde, sans doute parce que plus drôle : la seconde est plus engagée (les petite gens contre les grosses majors et les grosses entreprises en général), et perd un peu de son souffle, même si les détails de trucages sont parfois poilants : le piano à doigts, par exemple, m'a beaucoup plu !
Mais rien ne vaut certaines scènes du début, en particulier la magnétisation de Jack Black et ses conséquences : tordant.
A part ça, bien sûr : une réflexion sur le cinéma, etc, etc... Mais je laisse ça aux vrais critiques de cinéma : moi, ça m'a fait bien rire, c'est déjà ça !
Au début, j'ai hésité : la bande annonce ne me tentait franchement pas. Puis, je me suis dit :
1) Michel Gondry (Eternal Sunshine of the Spotless Mind et La Science des rêves (The Science of Sleep), rien que ça !!!)
2) Jack Black : a joué dans High Fidelity, (le film qui m'a fait découvrir John Cusack), dans un rôle de vendeur de musique (ici, c'est de cassettes VHS).
3) Mos Def : génial dans H2G2, le Guide du voyageur galactique (The Hitchhiker's Guide to the Galaxy) - bon, si vous ne connaissez pas, je n'ai que deux choses à vous dire : visionnez le film, et lisez le livre (en VO de préférence) : les deux se complètent et sont génialissimes de loufoquerie (un peu à la Monthy Python).
Donc j'y suis allée, et j'ai bien fait !
Cependant, j'ai trouvé la première partie bien meilleure que la seconde, sans doute parce que plus drôle : la seconde est plus engagée (les petite gens contre les grosses majors et les grosses entreprises en général), et perd un peu de son souffle, même si les détails de trucages sont parfois poilants : le piano à doigts, par exemple, m'a beaucoup plu !
Mais rien ne vaut certaines scènes du début, en particulier la magnétisation de Jack Black et ses conséquences : tordant.
A part ça, bien sûr : une réflexion sur le cinéma, etc, etc... Mais je laisse ça aux vrais critiques de cinéma : moi, ça m'a fait bien rire, c'est déjà ça !
vendredi 7 mars 2008
Si vous voulez des T-shirts politiquement corrects...
Je relaie ici une info de "On apprend tous les jours" (voir adresse du site plus bas)
http://340425.spreadshirt.net/fr/FR/Shop/Index/index
http://340425.spreadshirt.net/fr/FR/Shop/Index/index
Le Film du Jour : The Bucket List (Sans plus attendre)
De Rob Reiner, avec le grand Jack Nicholson, et Morgan Freeman.
Deux hommes qui se savent condamnés à court terme (six mois) établissent une liste des choses à faire avant de mourir.
Ce qui donne tout son intérêt au film, d'abord, c'est la réelle faisabilité de cette liste, puisque le personnage joué par Nicholson est milliardaire, mais surtout la grande différence de caractère des deux personnages : un milliardaire égoïste (enfin, pas tant que cela, finalement, qui préfère se poser directement en personnage insupportable que d'avouer ses faiblesses), athée et jouisseur, et un mécanicien (qui aurait pu être prof d'histoire à fac s'il n'avait pas dû subvenir aux besoins de sa famille) fidèle à sa femme, et plutôt croyant.
Pas de caricature outrancière dans tout cela, beaucoup de finesse au contraire, et l'on en ressort avec cette question : et si moi, je n'avais plus que six mois à vivre, que ferais-je ?
Les arguments de Nicholson sont imparables : à quoi bon tenter de faire bonne figure au milieu de proches qui vous enterrent déjà à moitié malgré toute leur bonne volonté, pourquoi ne pas plutôt partir en beauté ?
Et le commentaire sous-jacent : si l'on reste, ce serait plus pour les proches que pour soi-même.
Cependant, lorsque l'on retrouve Nicholson tout penaud... et tout seul, alors que l'autre jouit de la joie d'être entouré par ceux qui l'aiment (et également un peu porté par sa foi), on se prend un peu à douter.
Bref, un film tout en nuances, avec peut-être quelques longueurs au niveau des différentes contrées visitées, mais globalement très réussi.
Petit commentaires pour moi : quel pied, si l'on pouvait connaître la date de sa mort !
Moi, je crois que je serais assez proche de l'option des deux compères : en profiter au maximum, disons, la dernière année. En laissant un gros, gros découvert à ma banque (après avoir évidemment pris des précautions pour que mes proches n'en souffrent pas)
Le problème, c'est que si tout le monde faisait ainsi, ce serait la fin des banques ! (ouais, sauf qu'elles trouveraient certainement une parade...)
Mais non, "on" serait honnête : on économiserait toute sa vie pour cette dernière année, bien sûr...
Deux hommes qui se savent condamnés à court terme (six mois) établissent une liste des choses à faire avant de mourir.
Ce qui donne tout son intérêt au film, d'abord, c'est la réelle faisabilité de cette liste, puisque le personnage joué par Nicholson est milliardaire, mais surtout la grande différence de caractère des deux personnages : un milliardaire égoïste (enfin, pas tant que cela, finalement, qui préfère se poser directement en personnage insupportable que d'avouer ses faiblesses), athée et jouisseur, et un mécanicien (qui aurait pu être prof d'histoire à fac s'il n'avait pas dû subvenir aux besoins de sa famille) fidèle à sa femme, et plutôt croyant.
Pas de caricature outrancière dans tout cela, beaucoup de finesse au contraire, et l'on en ressort avec cette question : et si moi, je n'avais plus que six mois à vivre, que ferais-je ?
Les arguments de Nicholson sont imparables : à quoi bon tenter de faire bonne figure au milieu de proches qui vous enterrent déjà à moitié malgré toute leur bonne volonté, pourquoi ne pas plutôt partir en beauté ?
Et le commentaire sous-jacent : si l'on reste, ce serait plus pour les proches que pour soi-même.
Cependant, lorsque l'on retrouve Nicholson tout penaud... et tout seul, alors que l'autre jouit de la joie d'être entouré par ceux qui l'aiment (et également un peu porté par sa foi), on se prend un peu à douter.
Bref, un film tout en nuances, avec peut-être quelques longueurs au niveau des différentes contrées visitées, mais globalement très réussi.
Petit commentaires pour moi : quel pied, si l'on pouvait connaître la date de sa mort !
Moi, je crois que je serais assez proche de l'option des deux compères : en profiter au maximum, disons, la dernière année. En laissant un gros, gros découvert à ma banque (après avoir évidemment pris des précautions pour que mes proches n'en souffrent pas)
Le problème, c'est que si tout le monde faisait ainsi, ce serait la fin des banques ! (ouais, sauf qu'elles trouveraient certainement une parade...)
Mais non, "on" serait honnête : on économiserait toute sa vie pour cette dernière année, bien sûr...
mercredi 5 mars 2008
Le film du jour : Jumper
Bon, entre Asterix et Jumper en VF, j'ai tout de même choisi Jumper.
Réalisé par Doug Liman
Avec Hayden Christensen (alias Anakin Skywalker) et Samuel L. Jackson.
Très drôle, au troisième degré...
Scénario indigent (ils faisaient déjà grève, à l'époque ?), personnages caricaturaux et surjouant...
Avec une idée pareille (la téléportation), franchement, on aurait pourtant pu faire des merveilles... Mais là, non. Quelques justifications pseudo-scientifiques, beaucoup de mélo pour rien...
N'empêche, quand on a jumpé un feu orange foncé en rentrant, et que les Paladins nous ont arrêtés, on aurait bien aimé être Anakin Skywalker !!!
En attendant, j'ai compris pourquoi il faisait si froid tout à coup : on a dû jumper sans s'en rendre compte au pôle Nord...
Réalisé par Doug Liman
Avec Hayden Christensen (alias Anakin Skywalker) et Samuel L. Jackson.
Très drôle, au troisième degré...
Scénario indigent (ils faisaient déjà grève, à l'époque ?), personnages caricaturaux et surjouant...
Avec une idée pareille (la téléportation), franchement, on aurait pourtant pu faire des merveilles... Mais là, non. Quelques justifications pseudo-scientifiques, beaucoup de mélo pour rien...
N'empêche, quand on a jumpé un feu orange foncé en rentrant, et que les Paladins nous ont arrêtés, on aurait bien aimé être Anakin Skywalker !!!
En attendant, j'ai compris pourquoi il faisait si froid tout à coup : on a dû jumper sans s'en rendre compte au pôle Nord...
mardi 4 mars 2008
La lecture du jour : Petit Lexique de la bêtise actuelle
Bouh... En province, peu de films... Non, je n'irai pas voir Astérix, y'en a marre !!!
Alors, un peu de lecture : le Petit Lexique de la bêtise actuelle de Christian Godin, aux Editions du Temps.
Sur les nouvelles idées reçues, version 2007, par ordre alphabétique.
Un style incisif, parfois péremptoire ("Michel Foucault, ce grand paranoïaque").
Je n'en suis qu'au début, mais j'ai particulièrement apprécié certains passages. En voilà quelques extraits, en attendant la suite :
-> Le Nirvana des bouddhistes, trop souvent assimilé à notre Paradis, or, selon cette philosophie, "un lieu de béatitude ne saurait être qu'une illusion suscitée par la soif d'exister".
-> La notion de "créativité", versus celle de "création" : "Le créateur était un rival de Dieu ; le créatif n'est que le concurrent d'autres créatifs"
Que cette dernière chose me paraît particulièrement pertinente, en ce début de siècle où tant de créatifs tentent de se faire une petite place au soleil, et si peu de véritables créateurs s'élèveront de la Toile !!!
Alors, un peu de lecture : le Petit Lexique de la bêtise actuelle de Christian Godin, aux Editions du Temps.
Sur les nouvelles idées reçues, version 2007, par ordre alphabétique.
Un style incisif, parfois péremptoire ("Michel Foucault, ce grand paranoïaque").
Je n'en suis qu'au début, mais j'ai particulièrement apprécié certains passages. En voilà quelques extraits, en attendant la suite :
-> Le Nirvana des bouddhistes, trop souvent assimilé à notre Paradis, or, selon cette philosophie, "un lieu de béatitude ne saurait être qu'une illusion suscitée par la soif d'exister".
-> La notion de "créativité", versus celle de "création" : "Le créateur était un rival de Dieu ; le créatif n'est que le concurrent d'autres créatifs"
Que cette dernière chose me paraît particulièrement pertinente, en ce début de siècle où tant de créatifs tentent de se faire une petite place au soleil, et si peu de véritables créateurs s'élèveront de la Toile !!!
samedi 1 mars 2008
A propos de The Number of the Beast
De Robert Heinlein. Lecture en VO, je préfère, même si certaines choses m'échappent, c'est comme au cinéma, les doublages, ça me gonfle et cela m'ôte la moitié du plaisir.
Le début de ce gros roman est très dynamique : SF d'action, un futur que l'on sent assez proche, juste des voitures qui volent et quelques autres légères nouveautés.
Puis, rapidement, on a accès à la vraie nouveauté : une machine qui permet d'explorer l'univers dans ses six dimensions, trois d'espace et trois de temps, et la théorie (rapide et un peu fumeuse) qui va avec.
S'ensuit une Odyssée à travers des univers bis, certains très proches de l'original, d'autres fondamentalement différents.
Mais le côté course-poursuite disparaît peu à peu pour une approche plus philosophique : peu à peu, la "vision" de l'auteur se dévoile - au détriment, malheureusement, du suspense et de l'action.
En ce qui me concerne, j'ai beaucoup moins "accroché" sur la deuxième moitié du roman, et le dernier chapitre m'a carrément déçue : très confus, et fin... qui laisse sur sa faim.
En revanche, côté philo, des idées très intéressantes : en particulier, le fait que toute fiction engendre son univers propre (par l'émission de "fictons" ?)- et que tout univers serait la fiction de quelqu'un.
Et la possibilité de renaissance/clonage à l'infini.
Et une écriture très originale : on est mis tour à tour dans la peau des différents personnages, le côté "pratique" n'est pas négligé comme dans la plupart des romans de SF, bien au contraire : rien ne nous est épargné, du rangement des bagages dans la "voiture" à l'organisation à bord, et au problème éminent des... WC.
Beaucoup de réflexions également sur les moeurs sexuelles (partenaires multiples) et la nudité, le tout traité de façon très soft : un petit côté "naturiste-bien dans sa peau".
Aussi, les rapports de commandement, avec un lourd côté féministe (ici, les femmes sont tout de même les plus aptes, finalement : elles commandent, combattent et engendrent tout à la fois).
Malheureusement, le roman tourne un peu à la fable dans la deuxième partie, lorsqu'on commence à aborder les mondes de pure fiction : Oz, Alice, etc.
Je préférais les mondes du début : ceux qui diffèrent juste un peu de l'original, comme dans le roman de Dick où les nazis avaient gagné la seconde guerre mondiale...
Ce que j'ai moins aimé : la "bête", finalement absente de la majeure partie du roman. Les personnages choisissent des mondes acceptant la nudité pour mieux pouvoir la démasquer, puis, peu à peu, on l'oublie... et on ne la retrouve qu'à la toute fin. L'auteur s'en explique un peu, mais cela ne m'a que très moyennement convaincue : ce côté là a été, selon moi, un peu sabordé.
Dommage, donc, que l'élan du début s'essouffle un peu sur la fin, mais, quoi qu'il en soit, c'est vraiment un roman à lire, ne serait-ce que pour ses réflexions, sociales ou philosophiques, et... son humour, toujours présent.
(Ceci est un premier jet : je pense l'étoffer progressivement, car il y en a, des choses à dire, là-dessus !)
Le début de ce gros roman est très dynamique : SF d'action, un futur que l'on sent assez proche, juste des voitures qui volent et quelques autres légères nouveautés.
Puis, rapidement, on a accès à la vraie nouveauté : une machine qui permet d'explorer l'univers dans ses six dimensions, trois d'espace et trois de temps, et la théorie (rapide et un peu fumeuse) qui va avec.
S'ensuit une Odyssée à travers des univers bis, certains très proches de l'original, d'autres fondamentalement différents.
Mais le côté course-poursuite disparaît peu à peu pour une approche plus philosophique : peu à peu, la "vision" de l'auteur se dévoile - au détriment, malheureusement, du suspense et de l'action.
En ce qui me concerne, j'ai beaucoup moins "accroché" sur la deuxième moitié du roman, et le dernier chapitre m'a carrément déçue : très confus, et fin... qui laisse sur sa faim.
En revanche, côté philo, des idées très intéressantes : en particulier, le fait que toute fiction engendre son univers propre (par l'émission de "fictons" ?)- et que tout univers serait la fiction de quelqu'un.
Et la possibilité de renaissance/clonage à l'infini.
Et une écriture très originale : on est mis tour à tour dans la peau des différents personnages, le côté "pratique" n'est pas négligé comme dans la plupart des romans de SF, bien au contraire : rien ne nous est épargné, du rangement des bagages dans la "voiture" à l'organisation à bord, et au problème éminent des... WC.
Beaucoup de réflexions également sur les moeurs sexuelles (partenaires multiples) et la nudité, le tout traité de façon très soft : un petit côté "naturiste-bien dans sa peau".
Aussi, les rapports de commandement, avec un lourd côté féministe (ici, les femmes sont tout de même les plus aptes, finalement : elles commandent, combattent et engendrent tout à la fois).
Malheureusement, le roman tourne un peu à la fable dans la deuxième partie, lorsqu'on commence à aborder les mondes de pure fiction : Oz, Alice, etc.
Je préférais les mondes du début : ceux qui diffèrent juste un peu de l'original, comme dans le roman de Dick où les nazis avaient gagné la seconde guerre mondiale...
Ce que j'ai moins aimé : la "bête", finalement absente de la majeure partie du roman. Les personnages choisissent des mondes acceptant la nudité pour mieux pouvoir la démasquer, puis, peu à peu, on l'oublie... et on ne la retrouve qu'à la toute fin. L'auteur s'en explique un peu, mais cela ne m'a que très moyennement convaincue : ce côté là a été, selon moi, un peu sabordé.
Dommage, donc, que l'élan du début s'essouffle un peu sur la fin, mais, quoi qu'il en soit, c'est vraiment un roman à lire, ne serait-ce que pour ses réflexions, sociales ou philosophiques, et... son humour, toujours présent.
(Ceci est un premier jet : je pense l'étoffer progressivement, car il y en a, des choses à dire, là-dessus !)
Le film du jour : Bienvenue chez les ch'tis
Réalisé par Dany Boon, avec Kad Merad et Zoe Felix dans le rôle du couple de méridionaux, et Dany Boon en specimen de "Ch'ti".
Par suite d'une faute professionnelle (pour être muté au bord de la mer, Kad se fait passer pour un handicapé...), un directeur des services postaux se retrouve muté à Bergue, dans le Pas de Calais.
Poncifs confrontés à la réalité : une comédie mignonne, mais pas forcément très réussie : on rit un peu, mais c'est souvent un peu forcé. Les personnages sont très caricaturaux.
Quelques scènes bien vues, mais globalement, j'ai trouvé ça un peu niais.
Décevant, quoi.
Bon, au moins, on en ressort avec un vocabulaire augmenté : dracher, braire, biloute, etc.
Par suite d'une faute professionnelle (pour être muté au bord de la mer, Kad se fait passer pour un handicapé...), un directeur des services postaux se retrouve muté à Bergue, dans le Pas de Calais.
Poncifs confrontés à la réalité : une comédie mignonne, mais pas forcément très réussie : on rit un peu, mais c'est souvent un peu forcé. Les personnages sont très caricaturaux.
Quelques scènes bien vues, mais globalement, j'ai trouvé ça un peu niais.
Décevant, quoi.
Bon, au moins, on en ressort avec un vocabulaire augmenté : dracher, braire, biloute, etc.
Inscription à :
Messages (Atom)
Archives du blog
-
▼
2008
(121)
-
►
septembre
(13)
- A propos d'Entre les Murs
- Publication des Ecrits de la Lucarne
- Deux films français sinon rien...
- Gogol Bordello
- Le Film du jour : Filth and Wisdom
- Le livre du jour : La Course au Mouton Sauvage
- Film du jour ou Zik du jour ?
- Rumba
- Les cendres du temps, version redux
- Babylon Babies
- Pour se détendre...
- Deux films français sinon rien...
- Une semaine, ça passe vite...
-
►
juin
(14)
- La lecture du jour : La vie en gris et rose.
- Le Film du jour : Valse avec Bachir.
- Le Film du jour : Sans Sarah, rien ne va (Forgett...
- Le Film du jour : Seuls -Two
- Le Film du jour : Bons baisers de Bruges (In Bruge...
- La bonne (?) idée du jour...
- Le Film du jour : O'Horten
- Le film du jour : Eldorado
- Le Film du jour : Nouvelle donne
- Le Film du jour : Française
- Dur, dur...
- Le film du jour : Phénomènes (The Happening)
- Le Film du jour : Las Vegas 21
- Le Film du jour : Sparrow
-
▼
mars
(33)
- Aphorismes alexandrins d'une journée bête
- Météo du jour : pluie sur Paris...
- A propos de l'inspiration...
- Pour les distraits de France et de Navarre...
- Autisme
- A propos de la naissance du sens
- La maxime du jour
- Web vs parachutisme
- Energie
- Le film du jour : Crimes à Oxford
- Ce que j'ai (ré)appris aujourd'hui...
- Quelques "maximes et pensées" pour la route (Chamf...
- Top Site et caetera :
- Toujours à propos d'Emma...
- Emma, c'est fini...
- Tiens, et si "on" bavardait ?
- Le film du jour : Le nouveau protocole
- Le rire jaune du jour
- Le film du jour : Il y a longtemps que je t'aime
- Le film du jour : The Darjeeling Limited
- Le film du jour : l'Heure d'été
- Le film du jour : The Dead Girl
- Le film du jour : There will be blood
- Attention, arnaque en vue...
- Bientôt Pâques...
- le Film du Jour : Mad Detective
- Le Film du Jour : Be Kind, Rewind (soyez sympas, r...
- Si vous voulez des T-shirts politiquement corrects...
- Le Film du Jour : The Bucket List (Sans plus atten...
- Le film du jour : Jumper
- La lecture du jour : Petit Lexique de la bêtise ac...
- A propos de The Number of the Beast
- Le film du jour : Bienvenue chez les ch'tis
-
►
septembre
(13)
Chawata et Human Sushi
Le CD "Portuguese shower" de Chawatta est vendu sur plusieurs sites, dont cdmail.
Pour quelques critiques dithyrambiques, vous pouvez également aller voir sur
progressia.
Un extrait de chez eux :
Le groupe Chawata n'existant plus, deux de ses anciens membres (saxo et bassiste) ont fondé avec un troisième luron, pote des premières heures et batteur chevronné, le nouveau groupe HUMAN SUSHI.
Pour écouter (morceaux courts sinon ça ne passe pas sur Deezer), cliquer ici.
(vous y trouverez toutes mes sélections musicales également)
Chawata propose une formule unique de "brutal jazz", qui emprunte beaucoup à Zappa et un peu à Magma. Cette démarche intéressante qui fusionne plusieurs genres (de Fishbone à Naked City), rappelle un peu celles des Canadiens de Miriodor, de We Insist ou même de Gong. Sur "Blob" (inspiré par le film de série Z ?), vous retrouverez tout ce panel stylistique, avec la "patte" Chawata : une technique et une fluidité à toute épreuve, qui fait passer ce mélange de riffs metal et funk mixé à une section de cuivre à la Soft Machine comme une lettre à la poste.
Le groupe Chawata n'existant plus, deux de ses anciens membres (saxo et bassiste) ont fondé avec un troisième luron, pote des premières heures et batteur chevronné, le nouveau groupe HUMAN SUSHI.
Pour écouter (morceaux courts sinon ça ne passe pas sur Deezer), cliquer ici.
(vous y trouverez toutes mes sélections musicales également)
Des sites pour le Japon :
Un super forum : http://www.lejapon.org/forum/
Le site pour la phrase et le Kanji du jour (et bien d"autres choses) :
rikai
Japonica d'une gaijin :
http://mon-japon.over-blog.com
Plein d'articles, avec traductions en japonais pour ceux que ça intéresse :
http://web-japan.org/nipponia
Sur l'histoire du Japon : (avec un forum avec plein d'infos diverses) :
http://www.histojapon.com
Plein d'infos, là aussi :
http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon
http://japonline.free.fr

Vous pouvez également faire un tour sur le Site de Tanie, section "spécial Japon" (à droite).
Le site pour la phrase et le Kanji du jour (et bien d"autres choses) :
rikai
Japonica d'une gaijin :
http://mon-japon.over-blog.com
Plein d'articles, avec traductions en japonais pour ceux que ça intéresse :
http://web-japan.org/nipponia
Sur l'histoire du Japon : (avec un forum avec plein d'infos diverses) :
http://www.histojapon.com
Plein d'infos, là aussi :
http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon
http://japonline.free.fr

Vous pouvez également faire un tour sur le Site de Tanie, section "spécial Japon" (à droite).



