Pas d'Internet, moins de pollution, et tout plein de temps pour booster mon nouveau roman !
Evidemment, moins de cinés.
A bientôt pour une nouvelle saison riche de nouveautés !
Qui êtes-vous ?
- Tanies
- Ecrivaine, poète, peintre et dessinatrice, je regroupe mes œuvres sur mon site (Site de Tanie), et parle de mes lectures/films vus/découvertes et expériences diverses sur mon blog...
samedi 23 février 2008
(Re)lecture du jour : Antigone, de Anouilh
En relisant cette courte pièce de théâtre, je repensais à la fois à mon propre état d'esprit (qui, heureusement, contient une suffisante dose de Créon pour contrer le côté Antigone de la force), et à celui de Valérie Valère, dont j'ai lu récemment le Pavillon des Enfants Fous : préférer mourir plutôt que de vivre dans la compromission, mourir parce que l'on voudrait que tout soit juste, pur, intègre, mais que c'est impossible, mourir parce que l'on refuse simplement de dire "oui" au monde, oui aux autres, oui à la vie telle qu'elle est.
Voici quelques passages parmi mes favoris :
[Antigone] Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur ! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte. On dirait des chiens qui lèchent tout ce qu'ils trouvent. Et cette petite chance pour tous les jours, si on est pas trop exigeant. Moi, je veux tout, tout de suite, - et que ce soit entier - ou alors je refuse ! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite - ou mourir.
[Créon] Ils ne savent pas, les autres ; on est là, devant l'ouvrage, on ne peut pourtant pas se croiser les bras. Ils disent que c'est une sale besogne, mais si on ne la fait pas, qui la fera ?
[...] Ce qu'il faudrait, c'est ne jamais savoir.[...] Il ne faudrait jamais devenir grand.
Eh oui : que vaut-il mieux, refuser de s'en mêler, ou essayer de gérer tant bien que mal ? Se suicider, ou résister ? Se suicider, ou céder ? Céder, en tentant d'agir de l'intérieur, ou résister, et combattre de l'extérieur ?
Pour moi, c'est là sans doute l'un des problèmes humains les plus importants et insolubles.
Même si on l'oublie, le plus souvent, englué dans le quotidien et les petites habitudes, le confort (ou l'inconfort) de sa petite vie.
Oh oui, après tout, est-il vraiment nécessaire de se poser de telles questions...
Voici quelques passages parmi mes favoris :
[Antigone] Vous me dégoûtez tous avec votre bonheur ! Avec votre vie qu'il faut aimer coûte que coûte. On dirait des chiens qui lèchent tout ce qu'ils trouvent. Et cette petite chance pour tous les jours, si on est pas trop exigeant. Moi, je veux tout, tout de suite, - et que ce soit entier - ou alors je refuse ! Je ne veux pas être modeste, moi, et me contenter d'un petit morceau si j'ai été bien sage. Je veux être sûre de tout aujourd'hui et que cela soit aussi beau que quand j'étais petite - ou mourir.
[Créon] Ils ne savent pas, les autres ; on est là, devant l'ouvrage, on ne peut pourtant pas se croiser les bras. Ils disent que c'est une sale besogne, mais si on ne la fait pas, qui la fera ?
[...] Ce qu'il faudrait, c'est ne jamais savoir.[...] Il ne faudrait jamais devenir grand.
Eh oui : que vaut-il mieux, refuser de s'en mêler, ou essayer de gérer tant bien que mal ? Se suicider, ou résister ? Se suicider, ou céder ? Céder, en tentant d'agir de l'intérieur, ou résister, et combattre de l'extérieur ?
Pour moi, c'est là sans doute l'un des problèmes humains les plus importants et insolubles.
Même si on l'oublie, le plus souvent, englué dans le quotidien et les petites habitudes, le confort (ou l'inconfort) de sa petite vie.
Oh oui, après tout, est-il vraiment nécessaire de se poser de telles questions...
Le film du jour : La famille Savage
De Tamara Jenkins, avec Philip Seymour Hoffman (le frère), Laura Linney (la sœur), Philip Bosco (le père).
Frère et sœur doivent rapatrier leur père d'une contrée idyllique - sorte de paradis pour vieux : Sun City, Arizona - vers leur côte Est enneigée et glacée : Buffalo (ouest de N.Y, sud des chutes du Niagara, est du lac Erie).
Le film n'est pas très dynamique, mais il est plutôt bien vu, et j'ai aimé cette façon de filmer les choses sous un angle original.
Le pitch n'est pas franchement drôle : comment s'occuper d'un père mourant que l'on a perdu de vue depuis un bon bout de temps, et souffrant d'un début de "démence sénile"...
Mais tout une série de scènes mettent un peu d'humour dans tout cela : le frère est un spécialiste de Brecht assez émotif mais refusant absolument de se marier avec son amie Polonaise, la sœur une secrétaire intérimaire issue des Beaux-Arts qui écrit des pièces de théâtre en espérant en monter enfin une un jour, et très attachée à trois choses : son chat, son ficus, et le chien de son amant (un homme marié qui lui permet surtout de "conserver une vie sexuelle équilibrée").
Un film plutôt sympathique, avec de bons acteurs, et souvent très juste en ce qui concerne les relations humaines, mais auquel il manque le petit quelque chose qui font les films qui marquent - comme American Beauty, par exemple.
Frère et sœur doivent rapatrier leur père d'une contrée idyllique - sorte de paradis pour vieux : Sun City, Arizona - vers leur côte Est enneigée et glacée : Buffalo (ouest de N.Y, sud des chutes du Niagara, est du lac Erie).
Le film n'est pas très dynamique, mais il est plutôt bien vu, et j'ai aimé cette façon de filmer les choses sous un angle original.
Le pitch n'est pas franchement drôle : comment s'occuper d'un père mourant que l'on a perdu de vue depuis un bon bout de temps, et souffrant d'un début de "démence sénile"...
Mais tout une série de scènes mettent un peu d'humour dans tout cela : le frère est un spécialiste de Brecht assez émotif mais refusant absolument de se marier avec son amie Polonaise, la sœur une secrétaire intérimaire issue des Beaux-Arts qui écrit des pièces de théâtre en espérant en monter enfin une un jour, et très attachée à trois choses : son chat, son ficus, et le chien de son amant (un homme marié qui lui permet surtout de "conserver une vie sexuelle équilibrée").
Un film plutôt sympathique, avec de bons acteurs, et souvent très juste en ce qui concerne les relations humaines, mais auquel il manque le petit quelque chose qui font les films qui marquent - comme American Beauty, par exemple.
vendredi 22 février 2008
jeudi 21 février 2008
Le film du jour : Paris
De Cédric Klapisch.
Ah, Paris...
En plus, le Paris que j'aime : celui du XIème, du XIX/XXème, un peu Montmartre, un peu aussi Montparnasse... vues éclatées, même un peu de Cameroun de temps en temps, personnages aux trajectoires diverses qui se rencontrent ou ne se rencontrent pas...
Au centre : Pierre (Romain Duris), danseur malade du cœur, sa sœur (Juliette Binoche), assistante sociale un peu malade du cœur elle aussi, mais pas du même, puis d'autres, en spirale : un prof d'histoire à la fac (Fabrice Luchini) qui accepte de faire des émissions à la télé pour arrondir ses fins de mois et tombe amoureux de l'une de ses étudiantes (Mélanie Laurent), et son frère (François Cluzet), architecte, qui attend un enfant, des vendeurs sur le marché de Belleville (dont Albert Dupontel), une boulangère (Karin Viard) trois femmes dans le milieu de la mode, un Camerounais dont le frère va bientôt arriver en France, quelques autres encore...
J'ai trouvé cela très bien mené, et certaines scènes vraiment poilantes : Luchini chez le psy, Luchini tripant sur du rock, mais aussi Karin Viard, éclatante de faux sourires et de préjugés...
Et j'ai bien retrouvé Paris, dans ce film : où l'on peut faire la fête tout en restant seul, croiser ses voisins sans les reconnaître, faire des rencontres un peu n'importe quand et n'importe où, ville de célibataires et d'exclus, de bobos et de ronchons...
Surtout, ce qui est bien, c'est que l'on repart en ayant encore un peu faim : des routes se sont croisées, des histoires se sont faites et défaites, mais la vie, globalement, continue, pas de fin particulière, on peut s'inventer ses propres suites...
Ah, Paris...
En plus, le Paris que j'aime : celui du XIème, du XIX/XXème, un peu Montmartre, un peu aussi Montparnasse... vues éclatées, même un peu de Cameroun de temps en temps, personnages aux trajectoires diverses qui se rencontrent ou ne se rencontrent pas...
Au centre : Pierre (Romain Duris), danseur malade du cœur, sa sœur (Juliette Binoche), assistante sociale un peu malade du cœur elle aussi, mais pas du même, puis d'autres, en spirale : un prof d'histoire à la fac (Fabrice Luchini) qui accepte de faire des émissions à la télé pour arrondir ses fins de mois et tombe amoureux de l'une de ses étudiantes (Mélanie Laurent), et son frère (François Cluzet), architecte, qui attend un enfant, des vendeurs sur le marché de Belleville (dont Albert Dupontel), une boulangère (Karin Viard) trois femmes dans le milieu de la mode, un Camerounais dont le frère va bientôt arriver en France, quelques autres encore...
J'ai trouvé cela très bien mené, et certaines scènes vraiment poilantes : Luchini chez le psy, Luchini tripant sur du rock, mais aussi Karin Viard, éclatante de faux sourires et de préjugés...
Et j'ai bien retrouvé Paris, dans ce film : où l'on peut faire la fête tout en restant seul, croiser ses voisins sans les reconnaître, faire des rencontres un peu n'importe quand et n'importe où, ville de célibataires et d'exclus, de bobos et de ronchons...
Surtout, ce qui est bien, c'est que l'on repart en ayant encore un peu faim : des routes se sont croisées, des histoires se sont faites et défaites, mais la vie, globalement, continue, pas de fin particulière, on peut s'inventer ses propres suites...
mardi 19 février 2008
Les nouveautés du jour
Poursuite du récit de mes souvenirs de voyage au Japon : Okinawa et début du périple Hondô/Kyûshû : Hiroshima, Nagasaki.
L'expérience commence...
J'ai sauté le pas : contrats signés, avec Editeur Indépendant pour Tanabata, et Edilivre pour mes Ecrits de la Lucarne.
Je vais enfin pouvoir me remettre à mon nouveau roman : c'est fou le temps que cela prend, de se relire. Mais bon, ça permet d'apprendre beaucoup, également : à présent, je jongle entre le Bescherelle, un dictionnaire des difficultés de la langue française, le Thésaurus, et le Littré.
Comme ça, maintenant, je commence à maîtriser les tirets, les pluriels de mots du genre "tire-au-flanc" ou "aller-retour", et les accents...
Ah, ça fait du bien, de se sentir progresser un peu !!!
Je vais enfin pouvoir me remettre à mon nouveau roman : c'est fou le temps que cela prend, de se relire. Mais bon, ça permet d'apprendre beaucoup, également : à présent, je jongle entre le Bescherelle, un dictionnaire des difficultés de la langue française, le Thésaurus, et le Littré.
Comme ça, maintenant, je commence à maîtriser les tirets, les pluriels de mots du genre "tire-au-flanc" ou "aller-retour", et les accents...
Ah, ça fait du bien, de se sentir progresser un peu !!!
dimanche 17 février 2008
Le film du jour : Peur(s) du noir
Scénarios de Blutch, Charles Burns, Marie Caillou, Pierre Di Sciullo, Lorenzo Mattotti, Richard McGuire.
Plusieurs petits films/dessins animés, parfois en plusieurs parties, histoires de rêves ou de peurs, entrecoupés de réflexions lues par Nicole Garcia sur un fond de variations graphiques en noir et blanc de Di Sciullo.
Les styles varient au gré des artistes, j'ai particulièrement aimé l'histoire se passant au Japon (de Marie Caillou), et celle du garçon pris dans les rets d'une sorte de mante religieuse (de Charles Burns).
Et j'ai adoré les réflexions de Nicole Garcia, souvent si justes.
Evidemment, c'est pour adultes : pas forcément très éprouvant pour les nerfs, mais plutôt dur.
Seule la dernière histoire, de Richard MacGuire, tend vers la tension classique des films d'horreur. Les autres oscillent entre onirisme et fantastique.
Très intéressant en tout cas, et très original.
Plusieurs petits films/dessins animés, parfois en plusieurs parties, histoires de rêves ou de peurs, entrecoupés de réflexions lues par Nicole Garcia sur un fond de variations graphiques en noir et blanc de Di Sciullo.
Les styles varient au gré des artistes, j'ai particulièrement aimé l'histoire se passant au Japon (de Marie Caillou), et celle du garçon pris dans les rets d'une sorte de mante religieuse (de Charles Burns).
Et j'ai adoré les réflexions de Nicole Garcia, souvent si justes.
Evidemment, c'est pour adultes : pas forcément très éprouvant pour les nerfs, mais plutôt dur.
Seule la dernière histoire, de Richard MacGuire, tend vers la tension classique des films d'horreur. Les autres oscillent entre onirisme et fantastique.
Très intéressant en tout cas, et très original.
vendredi 15 février 2008
Le film du jour : Le limier - sleuth
De Kenneth Branagh, avec Michael Caine et Jude Law, scénario d'Harold Pinter.
Avec tout ça, comment un tel film ne peut-il pas être excellent...
Remake d'un film de Mankiewicz, et d'après la pièce de théâtre d'Anthony Shaffer.
Impossible de dire grand-chose de l'intrigue sous peine de déflorer le film, mais les acteurs jouent magnifiquement. Apparemment, dans le film de Mankiewicz que je n'ai pas vu mais cela ne saurait tarder à présent, Michael Caine jouait le rôle tenu par Jude Law.
Huis clos psychologique, forme très théâtrale - avec unité de lieu : une grande maison au design futuriste et pleine de gadgets hi-tech ; l'action se joue en deux soirées (comme s'il y avait un entracte entre les deux), et le jeu en trois sets.
Jude Law (a-t-il déjà joué dans un mauvais film ?) déborde de sensualité légèrement perverse, miam.
Avec tout ça, comment un tel film ne peut-il pas être excellent...
Remake d'un film de Mankiewicz, et d'après la pièce de théâtre d'Anthony Shaffer.
Impossible de dire grand-chose de l'intrigue sous peine de déflorer le film, mais les acteurs jouent magnifiquement. Apparemment, dans le film de Mankiewicz que je n'ai pas vu mais cela ne saurait tarder à présent, Michael Caine jouait le rôle tenu par Jude Law.
Huis clos psychologique, forme très théâtrale - avec unité de lieu : une grande maison au design futuriste et pleine de gadgets hi-tech ; l'action se joue en deux soirées (comme s'il y avait un entracte entre les deux), et le jeu en trois sets.
Jude Law (a-t-il déjà joué dans un mauvais film ?) déborde de sensualité légèrement perverse, miam.
jeudi 14 février 2008
Le film du jour : Le voyage du ballon rouge
De Hou Hsiao-Hsien.
J'avais hésité à aller le voir, mais vu que cette semaine, il n'y a pas grand-chose qui me tente vraiment...
Apparemment, ce film a été inspiré d'un court métrage de 1956 : "Le Ballon Rouge" d'Albert Lamorisse, en tout cas c'est ce qui est dit à la fin, moi je ne connais pas.
Juliette Binoche, Hippolyte Girardot et un charmant petit garçon blond y jouent.
Mais moi, je me suis endormie, un peu, au milieu. Pourtant, j'ai lutté.
Mais trop de scènes sans rien, poétiques parfois - le ballon rouge qui se ballade... Mais vraiment trop lentes, trop longues. Seuls moments de réveil : les crises piquées par Juliette Binoche, excellente dans son rôle. H. Girardot, on le voit trop peu. Quant à la babysitter chinoise, elle est très bien elle aussi, mais confinée à un rôle d'accompagnatrice, qu'elle ponctue de "d'accord".
D'histoire, très peu : on devine quelques relations, mais tout reste très banal, très quotidien. Et on voit Paris. Un film pour les Chinois, peut-être ?
J'avais hésité à aller le voir, mais vu que cette semaine, il n'y a pas grand-chose qui me tente vraiment...
Apparemment, ce film a été inspiré d'un court métrage de 1956 : "Le Ballon Rouge" d'Albert Lamorisse, en tout cas c'est ce qui est dit à la fin, moi je ne connais pas.
Juliette Binoche, Hippolyte Girardot et un charmant petit garçon blond y jouent.
Mais moi, je me suis endormie, un peu, au milieu. Pourtant, j'ai lutté.
Mais trop de scènes sans rien, poétiques parfois - le ballon rouge qui se ballade... Mais vraiment trop lentes, trop longues. Seuls moments de réveil : les crises piquées par Juliette Binoche, excellente dans son rôle. H. Girardot, on le voit trop peu. Quant à la babysitter chinoise, elle est très bien elle aussi, mais confinée à un rôle d'accompagnatrice, qu'elle ponctue de "d'accord".
D'histoire, très peu : on devine quelques relations, mais tout reste très banal, très quotidien. Et on voit Paris. Un film pour les Chinois, peut-être ?
mercredi 13 février 2008
La pensée du jour
Autant vous prévenir tout de suite : je n'ai aucune formation philosophique spécifique. Mais est-ce que cela doit m'empêcher de penser ?
Discussion tôt ce matin avec un "vrai" philosophe : cours sur Platon, le plaisir.
Bêtement, thèse : le plaisir est lié au déplaisir/à la souffrance/au manque : en gros, plus je ressens la soif, plus je vais avoir de plaisir à boire, il n'y a pas de bosse sans creux, etc.
Réponse : tout ceci n'est que faux plaisir. Le vrai plaisir est incompatible avec la douleur, lier plaisir et douleur est absurde.
Diversion : pourtant, l'expérience tendrait à prouver le contraire...
Ceci n'est que raisonnement d'ignare, de non-philosophe, un raisonnement bas-de-gamme.
Mais alors, le vrai plaisir, c'est quoi, selon ta définition ?
Réponse : je le cherche.
Résumé : tout n'est que faux plaisir mais le vrai plaisir reste un idéal indéterminable et indéfinissable ?
Certes, les adeptes des philosophies indiennes tendent à rechercher un "Nirvana" - l'"ataraxie" des grecs ? : mais ceci existe-t-il ? Peut-on avoir du plaisir sans douleur, sans rapport avec la douleur ? (je suis contente à présent, en rapport à ce que j'ai pu vivre auparavant, etc.)
Une bosse sans creux peut-elle avoir un sens ?
Derrière tout cela : l'indéniable propension des philosophes à se réclamer des mathématiques - et surtout pas de la physique. Mais tout système mathématique étant basé sur des axiomes, les philosophes ne se retrouvent-ils pas ainsi isolés les uns des autres par des incompatibilités logiques, alors qu'il serait si facile de se retrouver sur des faits physiques - humains ?
Un Mathématicien peut certes s'amuser à développer une géométrie à n dimensions, courbée comme il le souhaite, mais il ne lui viendrait pas à l'idée d'affirmer que c'est la réalité - même si ce qui le fait vraiment bander, c'est lorsque son univers permet de nous faire comprendre un peu mieux le nôtre.
Ne serait-ce donc pas le cas de la philosophie ?
Pour moi, le fait de décréter le plaisir en soi, l'idée en soi, est un peu équivalent à décréter que le monde tourne autour de la Terre...
J'ai parfois la triste impression que nos amis les philosophes se retranchent derrière des verbiages peu porteurs de sens pour masquer leur impuissance : après tout, qu'est-ce donc que leur philosophie ? Originaire d'Europe principalement, et un peu de l'Inde ou de la Chine.
Je regrette profondément l'absence de systèmes philosophiques Africains, d'Amérique du Sud, des Pôles ou d'ailleurs, qui pourraient venir se mettre en balance.
Quoi ? Tout serait donc dit ? Platon, Aristote, Bouddha, Kant, quelques autres européens, et voilà, voilà le système du monde, l'avenir de la sagesse ?
Discussion tôt ce matin avec un "vrai" philosophe : cours sur Platon, le plaisir.
Bêtement, thèse : le plaisir est lié au déplaisir/à la souffrance/au manque : en gros, plus je ressens la soif, plus je vais avoir de plaisir à boire, il n'y a pas de bosse sans creux, etc.
Réponse : tout ceci n'est que faux plaisir. Le vrai plaisir est incompatible avec la douleur, lier plaisir et douleur est absurde.
Diversion : pourtant, l'expérience tendrait à prouver le contraire...
Ceci n'est que raisonnement d'ignare, de non-philosophe, un raisonnement bas-de-gamme.
Mais alors, le vrai plaisir, c'est quoi, selon ta définition ?
Réponse : je le cherche.
Résumé : tout n'est que faux plaisir mais le vrai plaisir reste un idéal indéterminable et indéfinissable ?
Certes, les adeptes des philosophies indiennes tendent à rechercher un "Nirvana" - l'"ataraxie" des grecs ? : mais ceci existe-t-il ? Peut-on avoir du plaisir sans douleur, sans rapport avec la douleur ? (je suis contente à présent, en rapport à ce que j'ai pu vivre auparavant, etc.)
Une bosse sans creux peut-elle avoir un sens ?
Derrière tout cela : l'indéniable propension des philosophes à se réclamer des mathématiques - et surtout pas de la physique. Mais tout système mathématique étant basé sur des axiomes, les philosophes ne se retrouvent-ils pas ainsi isolés les uns des autres par des incompatibilités logiques, alors qu'il serait si facile de se retrouver sur des faits physiques - humains ?
Un Mathématicien peut certes s'amuser à développer une géométrie à n dimensions, courbée comme il le souhaite, mais il ne lui viendrait pas à l'idée d'affirmer que c'est la réalité - même si ce qui le fait vraiment bander, c'est lorsque son univers permet de nous faire comprendre un peu mieux le nôtre.
Ne serait-ce donc pas le cas de la philosophie ?
Pour moi, le fait de décréter le plaisir en soi, l'idée en soi, est un peu équivalent à décréter que le monde tourne autour de la Terre...
J'ai parfois la triste impression que nos amis les philosophes se retranchent derrière des verbiages peu porteurs de sens pour masquer leur impuissance : après tout, qu'est-ce donc que leur philosophie ? Originaire d'Europe principalement, et un peu de l'Inde ou de la Chine.
Je regrette profondément l'absence de systèmes philosophiques Africains, d'Amérique du Sud, des Pôles ou d'ailleurs, qui pourraient venir se mettre en balance.
Quoi ? Tout serait donc dit ? Platon, Aristote, Bouddha, Kant, quelques autres européens, et voilà, voilà le système du monde, l'avenir de la sagesse ?
dimanche 10 février 2008
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Chawata et Human Sushi
Le CD "Portuguese shower" de Chawatta est vendu sur plusieurs sites, dont cdmail.
Pour quelques critiques dithyrambiques, vous pouvez également aller voir sur
progressia.
Un extrait de chez eux :
Le groupe Chawata n'existant plus, deux de ses anciens membres (saxo et bassiste) ont fondé avec un troisième luron, pote des premières heures et batteur chevronné, le nouveau groupe HUMAN SUSHI.
Pour écouter (morceaux courts sinon ça ne passe pas sur Deezer), cliquer ici.
(vous y trouverez toutes mes sélections musicales également)
Chawata propose une formule unique de "brutal jazz", qui emprunte beaucoup à Zappa et un peu à Magma. Cette démarche intéressante qui fusionne plusieurs genres (de Fishbone à Naked City), rappelle un peu celles des Canadiens de Miriodor, de We Insist ou même de Gong. Sur "Blob" (inspiré par le film de série Z ?), vous retrouverez tout ce panel stylistique, avec la "patte" Chawata : une technique et une fluidité à toute épreuve, qui fait passer ce mélange de riffs metal et funk mixé à une section de cuivre à la Soft Machine comme une lettre à la poste.
Le groupe Chawata n'existant plus, deux de ses anciens membres (saxo et bassiste) ont fondé avec un troisième luron, pote des premières heures et batteur chevronné, le nouveau groupe HUMAN SUSHI.
Pour écouter (morceaux courts sinon ça ne passe pas sur Deezer), cliquer ici.
(vous y trouverez toutes mes sélections musicales également)
Des sites pour le Japon :
Un super forum : http://www.lejapon.org/forum/
Le site pour la phrase et le Kanji du jour (et bien d"autres choses) :
rikai
Japonica d'une gaijin :
http://mon-japon.over-blog.com
Plein d'articles, avec traductions en japonais pour ceux que ça intéresse :
http://web-japan.org/nipponia
Sur l'histoire du Japon : (avec un forum avec plein d'infos diverses) :
http://www.histojapon.com
Plein d'infos, là aussi :
http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon
http://japonline.free.fr

Vous pouvez également faire un tour sur le Site de Tanie, section "spécial Japon" (à droite).
Le site pour la phrase et le Kanji du jour (et bien d"autres choses) :
rikai
Japonica d'une gaijin :
http://mon-japon.over-blog.com
Plein d'articles, avec traductions en japonais pour ceux que ça intéresse :
http://web-japan.org/nipponia
Sur l'histoire du Japon : (avec un forum avec plein d'infos diverses) :
http://www.histojapon.com
Plein d'infos, là aussi :
http://nezumi.dumousseau.free.fr/japon
http://japonline.free.fr

Vous pouvez également faire un tour sur le Site de Tanie, section "spécial Japon" (à droite).


